jeudi 20 mars 2008

À Bord d'Air DeVotchKa... Quel Trajet !



Dès les premiers instants d'un album de DeVotchKa, on assiste à un métissage de styles des plus réussis combiné à des musiciens hors-pairs à l'oeuvre. On y entends des violons, de l'accordéon, de la guitare accoustique, une contrebasse, des cuivres et surtout le Soubassophone. Des compositions atmosphériques, aux structures originales et aux variations intéressantes, livrés avec conviction par le chanteur Nick Urata et sa bande. Malgré son timbre de voix particulier qui demande un certain temps d'adaptation, une fois cette étape terminée, on se laisse facilement prendre au jeu. Avec leur dernier et tout récent album, A Mad and Faithful Telling, des amalgames de musique gitane, Grecque, des Mariachis et de Western Spaghetti à la Ennio Morricone, le tout dans une sauce Pop nous attendent. Des alliages de musique folk typique du mid-ouest Américain avec des mélodies envoutantes arabisantes. On passe par des sentiers musicaux différents mais les pièces ont toutes une certaine particularité qui les unies.


Leur album précédent, How It Ends, est sûrement leur plus accessible et le plus Pop. Excellent effort, il contient certaines de leurs pièces et mélodies des plus réussies jusqu'à maintenant. D'ailleurs la majorité de l'album s'est retrouvée sur la trame sonore du film Little Miss Sunshine, une excellente comédie intelligente et satyre de notre monde contemporain. La musique n'a fait qu'ajouter à l'ambiance disjonctée du film, où l'on croirait entendre la bande originale du film Amélie Poulain, mais version gitane.



La première fois que j'ai entendu parler de DeVotchKa, c'est lorsque mon collègue de travail est revenu d'une représentation des Dresden Dolls à Montréal, il y a environs 2 ans. Dans la même veine théâtrale ils nous ont offert un magnifique témoignage de leur performance scénique ainsi qu'un petit documentaire pour mieux entrer dans leur univers avec le DVD Paradise qui est sortis depuis quelques années déjà. Après que j'ai visionné cet enregistrement, j'ai littéralement couru me le procurer avec un de mes amis qui était tellement convaincu de mon discours à leur égard, ne les ayant jamais vu ni seulement entendus, lui aussi est sortis avec une copie ! Hautement recommandé.

samedi 8 mars 2008

La magicienne Jorane

Hier soir, un ami et moi avons été voir un spectacle qu'on attendait depuis longtemps. Après une dure semaine au travail, quelle joie de voir à l'oeuvre une artiste de sa trempe rayonner sur les planches. Surtout qu'elle venait faire une prestation à deux pas de chez-nous, on ne pouvait pas manquer cette occasion. Nos attentes étaient hautes et nous ne sommes vraiment pas revenus déçus.

Entouré de trois musiciens polyvalents et talentueux, d'une sonorisation d'une rare qualité, le tout baigné dans une lumière sobre mais efficace. Visiblement elle a su unir une équipe solide autour d'elle, quelle belle symbiose musicale et technique. J'imagine que les candidats ne doivent pas être difficile à trouver, au nombre de personnes qui voudraient se coller à son type d'énergie.


Débordante de flux positif, elle nous a ensorcelés sans peine dans son univers particulier, puissant et hypnotique. Munis d'une énergie et d'une conviction que l'on dirait à tout épreuve, Jorane et sa bande s'en ont donnés à coeur joie, au grand plaisir des spectateurs ! Durant près d'une heure quarante de musique et un entracte, qui nous ont parues comme l'instant d'un moment.


C'était la toute première fois qu'on la voyait en chair et en os illuminer une salle de spectacle. Je l'avais entendue sur son disque enregistré devant public, l'été dernier et je m'étais alors juré de tout faire sauf manquer cet expérience. Je recommande à qui que ce soit d'aller voir un spectacle d'une de nos rares artistes avec autant de charisme et d'authenticité, vous en sortirez à coup sûr conquis.

mardi 4 mars 2008

On a des racines Islandaises ?

De retour après un petit pépin informatique...


Dernièrement, j'ai visionné un documentaire nommé : Screaming Masterpiece sur la scène musicale de l'Islande. Une petite intrusion au pays d'artistes tels que Björk, Mùm, Mugison, Amiina et Sigùr Ròs pour ne nommer que ceux-ci. Ce qui m'a redonner le goût d'écouter ces derniers, ayant à l'oeil leur DVD double, Heima livré avec livret de photos rendant leur univers plus accessible, que je n'ai pu résister à me procurer. On y voit et entend la formation à son meilleur, prestations et film documentaire intimiste sur leur série de spectacles gratuits en terre natale, suite à une tournée mondiale. Les prises de vues sont souvent à couper le souffle et le son est, la plupart du temps, très bien réussi aussi. Mais quel beau livret, sans faire ombre pour autant au contenu.


L'écoute de ces deux derniers, m'a menée à dresser une comparaison entre la scène Islandaise et un courant du nôtre, la masion de disque Montréalaise Constellation, plus précisément. Avec ses formations aux structures lentes, très progressives, le côté orchestral, remplis de crescendos et de subtilités. Pas seulement au niveau des arrangements, mais l'aspect collaboratif et la vision générale de ces deux entités. Comme en Islande, la communauté artistique est proche, plusieurs membres se retrouvent dans des projets parallèles, pareil chez Constellation (Godspeed, Fly Pan Am, A Silver Mt.Zion et Feu Thérèse). Le côté de faire beaucoup avec aussi peu que possible au niveau des éclairages, qui ajoutent une dimension théâtrale immense, que l'on retrouve du côté multimédia des projets comme Do Make Say Think et Godspeed You! Black Emperor autant que chez ces formations Islandaises. L'intensité et l'énergie en provenance d'un autre continent nous ressemblent tant, on dirait une onde créative qui circule et que seulement certaines personnes peuvent capter.