dimanche 29 août 2010

Parution de la Semaine - 24 Août 2010

Les rivières d'oiseaux sauvages et de tambours pacifiques !?

Le duo Wildbirds & Peacedrums revient déjà avec Rivers, un album en formule double maxi de 5 pièces chacun, sous-titrés Iris et Retina. D’un disque à l’autre, on ne sait jamais à quoi s’en tenir avec le duo composé de Mariam Wallentin et Andreas Werliin et c’est parfaitement ce qu’on s’attend d’un groupe évolutif ! Pour Retina, cet album là prend des airs quasi spirituels avec des harmonies de voix qui se rapprochent des chants grégoriens. Comme toujours, avec des chansons aussi mélodramatiques qu’on les connait, peut-être même plus que jamais. Au niveau des arrangements, le duo a décidé de faire un enregistrement épuré, minimaliste et où les sources sonores peuvent prendre toute leur ampleur. Rivers est un album principalement centré sur le vocal, à un point où le disque Medulla de Bjork me vient en tête. Très riches en émotions, les compositions de Wildbirds & Peacedrums me font penser à Beth Gibbons, la chanteuse de Portishead ou Carla Bozulich du groupe Evangelista.

Le deuxième disque, Iris, est axé autour du Hang Drum, un instrument qui rappelle les Steel Drums des Caraïbes, mais n’en font pas des compositions tropicales ou dédiées au Club Med pour autant ! On a plutôt une série d’ambiances sensibles, des pièces axées autour de la rythmique, toutes en subtilités, riches en contrastes, hautement stimulantes et très convaincantes. Une de mes pièces préférées de l’album est sans contredit The Course, pour son intensité et son crescendo incroyable. Le couple Suédois innove encore, d'ailleurs ils n'ont jamais arrêter de nous pondre des œuvres les plus stimulantes les unes que les autres depuis leur premier enregistrement en 2007. À mon avis, The River, le troisième et plus récent album de Wildbirds & Peacedrums est à écouter absolument !

Le superbe clip pour Bleed Like There Was No Other Flood

dimanche 22 août 2010

Parution de la Semaine - 17 Août 2010


Du Reggae Japonais, on aura tout entendu !

Jah Wobble est un bassiste Anglais qui allie la musique Asiatique à ses projets aux accents Reggae. Pour son plus récent projet, il visite le Japon avec l'aide du Nippon Dub Ensemble sur le disque Japanese Dub.

Wobble est un musicien chevronné qui a côtoyé Sid Viscious, avec qui il a joué à quelques reprises pour les Sex Pistols, quand ils avaient besoin d'un remplaçant. Il était membre du groupe Rock Public Image Limited (PiL) dans les années '80 et il a collaboré avec de grandes pointures depuis, comme avec des membres du groupe CAN et le guitariste The Edge. C'est dans les années '90 que Wobble a réellement commencé à fusionner des éléments de musique du monde à la sienne et de revenir à une carrière musicale après des années plus difficiles.

Pour sa collaboration avec le Nippon Dub Ensemble, dès les premiers instants du disque, on est accueillis par un surprenant cri de Karaté... Notre écoute est à peine entamée qu'on peut déjà deviner que notre périple musical s'annonce riche en chocs culturels ! Majoritairement instrumentaux, les compositions de Jah Wobble allient tradition et modernité, quand la culture Hip-Hop rencontre des instrumentations typiquement Japonaises. Ce qui interpelle aussi, c'est la richesse des basses fréquences, normal pour du Dub, mais particulièrement réussis sur cet enregistrement. Très atmosphériques, les pièces de Japanese Dub s'enchaînent avec une grande fluidité et nous plonge dans une ambiance singulière, remplis d'alliages contrastants. On a parfois l'impression que la musique bat la mesure d'un éminent combat entre guerriers Ninja ! D'autres fois, elle se fait plus Zen, presque Nouvel-Âge, mais toujours avec une touche d'excentricité dosée. Une écoute qui se laisse apprivoiser, mais qui en vaut la peine !

Un avant-goût de ce qu'on peut s'attendre du projet !

lundi 16 août 2010

Parution de la Semaine - 10 Août 2010

Dans les cerceaux de Jesca Hoop

Jesca Hoop nous sert son deuxième album, avec son timbre de voix particulier et un accent aux couleurs légèrement Scandinaves, très surprenant pour une Américaine pure laine.

La musique sur Hunting My Dress, son plus récent album, a des ressemblances avec Bat For Lashes, Sarah Slean et Florence & the Machine, le tout mis ensemble. Du genre Likke Li qui rencontre My Brightest Diamond aussi, on ne peut faire autrement que de sentir les influences que Tori Amos a dû avoir sur l’artiste, tadis que les accents un peu plus Country me font penser à Neko Case ou Sheryl Crow par moments. Pas mal pour une jeune femme qui a été la nounou des enfants de Tom Waits pendant 5 ans !


L’instrumentation variée sur une base Folk avec des structures qui sortent de l’ordinaire et des effets intéressants pour mettre en valeur la voix particulière de Jesca Hoop. Des arrangements qui ont juste assez d’électro à travers les instruments plus traditionnels dans le genre.


Souvent comparée à Joanna Newsom, Devendra Bandhart et St-Vincent, par les critiques, Jesca est très généreuse en nous offrant en plus d’un album bien garni, son maxi de 5 pièces en prime. Je tiens à remercier Catherine Brasseur pour toutes ces découvertes musicales qu’on se partage depuis quelques années, continuons l’échange !

Le clip pour The Kingdom, un avant-goût de ce que Jesca Hoop fais de mieux !

jeudi 12 août 2010

Parution de la semaine - 3 Août 2010

Ça prend toute sorte de monde pour faire un monde...

D’Abord de Victoria, puis Vancouver, le quatuor Shapes & Sizes maintenant Montréalais, nous en fait voir de toutes les couleurs une fois de plus avec l’album Candle to Your Eyes. À mon avis, inférieur à Split Lips, Winning Hips, A Shiner, leur album précédent, mais que j'estime être leur enregistrement le plus équilibré.


Par contraste à leur avant-dernière parution, Candle to Your Eyes est beaucoup plus tranquille, musicalement et lyriquement moins abrasif, voire torturé qu’auparavant, mais le groupe continue de faire des œuvres originales, ce qui lui donne toujours des efforts très louables. Depuis leur disque homonyme en 2006, les membres de Shapes & Sizes nous avaient habitués à un style plutôt orageux, sinon implosif, près de l’autodestruction, autant par sa déconstruction sonore que par son intensité brute. Après cette troisième création en si peu de temps sur Asthmathic Kitty, l’étiquette de Sufjan Stevens, le groupe atteint la maturité d’un Broken Social Scene en devenir. J’oserais même dire mieux soudés que ces derniers en matière de compositions communes et de complicité entre ses membres. Shapes & Sizes forme désormais une entité plus grande qu’eux au lieu d’un collectif d’écrivain et de compositeurs, aussi talentueux soit-il.


Pour les décrire, je dirais qu'ils sonnent comme la formation Belle & Sébastian sur les stéroïdes... Comparable aux groupes Wildbirds & Peacedrums, The Fiery Furnaces et Evangelista, jusqu’à un certain point. La formule des voix masculines-féminines, avec chacune un timbre particulier, rehausse particulièrement la sauce et les harmonies vocales sont particulièrement réussies. Shapes & Sizes produit des compositions généralement intenses, viscérales et bourrés d’attitude, sans avoir de pièces ultra accrocheuses, ils pondent du matériel suffisamment rafraichissant !

Shapes & Sizes avec le clip pour leur pièce Jinker/That Fat Hand

jeudi 5 août 2010

Parution de la semaine - 27 Juillet 2010

Bon bain de la Côte-Ouest

Avec Cerulean le plus récent et seul album complet de Baths, derrière le pseudonyme, Will Wiesenfeld, artiste de Los Angeles, nous a concocté une œuvre électro minimaliste avec des envolées quasi classiques. Côté musical, on peut tracer des parallèles avec The Notwist ou Caribou, pour l’approche Indie-IDM avec des éléments New-Wave, mais davantage du côté Glitch-Hop, comme il s’en fait pas de mieux. Des beats bien structurés avec des hooks ultra accrocheurs, voire hypnotiques, à la manière des nombreux projets de Guillermo Scott-Heron (Prefuse 73). Une musique Pop ensoleillée, qui réchauffe le cœur et qui est remplie de vibrations positives, mais où il plane définitivement une atmosphère particulière. Riche au niveau des arrangements comme la technique, ce qui donne à l’album Cerulean une ambiance éthérée, psychédélique, et autant mélodique que chargée émotionnellement. Tout ça combiné à des pièces avec des élans Soul sensuels, surtout sur Lovely Bloodflow, avec juste assez de touches de style Ambiant pour un résultat autant apaisant qu’entrainant.



Côté vocal, comme toute approche de non-chanteur, les poses de voix louches de Will Wiesenfeld sont traitées avec suffisamment d’effets pour que ça reste efficace et de bon goût. Le chant laisse amplement de place à la musique, avec des timbres intrigants qui font penser à la voix de Jonsi (le chanteur du Sigur Ros) et Grizzly Bear, pour certains moments plus calmes de l'album. Cerulean va vraiment toucher une corde sensible en nous, c'est un enregistrement qui est très demandant si on l’écoute vraiment. Profondément émouvant, une expérience qu’on veut faire encore et toujours aussi fort. La réalisation et l’enregistrement hors du commun de Baths combiné à des structures et des ambiances qui rappellent les meilleures œuvres sur l’étiquette Warp. Une des meilleures parutions, des plus réussie à tous les niveaux et un bel ajout au catalogue impressionnant de l’étiquette Anticon. Au final, Cerulean est un enregistrement très accessible malgré une approche éclectique et qui réussis à se démarquer. Malgré toutes les comparaisons, il reste qu’on ne compare pas Baths à n’importe-quoi !

Le Fascinant clip de Baths pour le pièce Lovely Bloodflow

dimanche 1 août 2010

Baladodiffusion Spéciale Estivale 2010

Notre Balado Spéciale Été 2010


L'équipe des Frères du Son a pris relâche pour quelques semaines question de profiter de ces belles journées d'été, mais nous travaillons fort pour vous offrir une panoplie de nouveautés dès la rentrée automnale ! Au www.lesfreresduson.com, vous pouvez désormais regarder l'entrevue que nous avons réalisée avec une formation du Manitoba nommée : ...And Then Nothing.
Pour la capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui est une rétrospective des meilleures parutions des dernières semaines publiés sur ce blogue blogue, pour cette dernière capsule avant notre relâche estivale, on vous a trillés quelques unes de nos découvertes les plus marquantes des derniers temps, en commencant notre spécial estival avec The Time & Space Machine, suivie du groupe Here We Go Magic, pour conclure avec le DJ Funki Porcini.


PIÈCES DU BLOC MUSICAL

The Time and Space Machine - Children of the Sun (Set Phazers to Stun)
Here We Go Magic - Land of Feelings (Pigeons)
Funki Porcini - Bright Little Things (On)




BONNE ÉCOUTE !


Pour cette édition de notre capsule Style Comme Genre, ce mois-ci, on vous a préparé une double thématique. On se tape un spécial Festival de Jazz avec 3 trompettistes qui sont de la programmation cet été. Des nouveaux noms comme des plus connus, tous les 3 avec des approches à leur instrument qui leur est propre et qui adhèrent chacun à un style de Jazz très différent.

On commence la capsule avec Terence Blanchard, ami de Wynton Marsalis et originaire de la Nouvelle Orléans, qui a commencé sa carrière musicale au début des années ’80. Blanchard a collaboré avec les plus grands, comme Art Blackey, Lionel Hampton, McCoy Tyner et Herbie Hancock. Il est aussi compositeur d’une quarantaine de musique de films, principalement pour Spike Lee signant, entres autres, les bandes sonores pour Malcom X, 25th Hour et Inside Man. Terence Blanchard est aussi directeur artistique de l’Institut de Jazz Thelonious Monk à l’Université de Californie du Sud, à Los Angeles. Au fil du temps, il a su développer une solide réputation dans le créneau du Jazz instrumental, de style Post-Bop et s’est retrouvé plusieurs fois en nomination aux Grammy pour ses créations. Comparable à Wallace Roney et influencé, comme à peu près tous les trompettistes, par Miles Davis. Même s’il est difficile de s’échapper de l’ombre de ce génie, Terence Blanchard fait bien plus que tirer son épingle du jeu et devient un géant contemporain parmi les plus grands !



On enchaîne avec Christian Scott, un jeune musicien de 27 ans qui, lui aussi, est originaire de la Nouvelle-Orléans. Comparé à Terrence Blanchard et Jon Hassell, il agence le Post-Rock au Post-Bop, ce qui donne à ses compositions une signature dramatique et remplie de rebondissements, surtout sur l’album de 2007, Anthem, inspiré par l’ouragan Katrina. La fougue de Christian Scott se fait sentir sur ses compositions énergiques et j’ai l’impression que c’est sur ce celui-là qu’il s’est approprié une sonorité qui le fait sortir du lot. Malgré sa jeune carrière, on sent une maturité à toute épreuve dans sa manière de jouer, toute en subtilités avec une approche sensible à son instrument,. Visiblement bien entouré, on dirait qu’il a le don d’attirer le talent autour de ses projets. Avec un nouvel album cette année, Yesterday You Said Tomorrow, sur lequel figure la pièce The Eraser, qu’il a osé reprendre de Thom Yorke. Christian Scott, quand la jeunesse rencontre la profondeur !




Pour terminer la chronique avec le très créatif et aventurier Norvégien Nils Petter Molvaer et son style exploratoire qui me fait penser à Erik Truffaz, jusqu’à un certain point, mais avec une touche qui se distingue de la majorité des trompettistes que j’ai entendu jusqu’à maintenant. Reconnu comme étant un des chefs de file en matière de métissages de styles, Molvaer allie facilement musique du monde, éléments électro et Jazz en parfaite symbiose. Avant-gardiste est le meilleur terme qu’on puisse trouver pour ce musicien aux horizons ouvertes et aux créations rafraichissantes, même en plein été… Prolifique, Molvaer a déjà une dizaine d’albums à son actif depuis 1998, sans compter les remixes, eh oui, ça se fait très bien avec son style de Jazz ! Finalement, l’écoute des disques de Nils Petter Molvaer est une expérience qui dépasse les mots et défie l’imaginaire, pas toujours facile à assimiler, mais toujours aussi inspiré !

PIÈCES DU BLOC MUSICAL
Terence Blanchard - Funeral Dirge (A Tale of God's Will)
Christian Scott - Dialect (Anthem)
Nils Petter Molvaer - Access/Song Of Sand (Khmer)


Pour cette capsule d’Autopsie d’un CD, qui analyse en profondeur un disque en particulier, cette fois-ci, c’est de la musique de mononcle qu’on a à vous proposer. En fait, c’est pas tout à fait ça, mais plutôt la musique de UNKLE avec leur nouvel album Where Did The Night Fall.

À la tête du projet, c’est James Levelle qui revient avec un enregistrement remplis de collaborations, mais avec une touche un peu plus féminine. Dans la lignée de War Stories, leur précédent album studio, où on continue dans la veine un peu moins électro, pour aller vers une sonorité Rock encore un peu plus prononcée, à la façon de la formation tout aussi Anglaise Archive. Terminé l’époque où on pouvait s’attendre à du Hip-Hop travaillé et des éléments breakbeat avec beaucoup d’échantillonnage, comme sur l’album Psyence Fiction qui avait lancé UNKLE en 1998.











Pour Where Did The Night Fall, cette plus récente mouture, on a affaire à du Rock britannique plongé dans les effets avec des élans orchestraux. Entouré d’un solide groupe en studio, Levelle a fait appel à une palette de chanteurs pour venir compléter les structures harmonieuses, plus musicalement chargé et mieux construits que jamais. À tour de rôle, on entend Mark Lanegan, Autolux, Elle J, Big in Japan, Sleepy Sun, et The Black Angels qui viennent ponctuer l’enregistrement. Avec une réalisation hors du commun, la meilleure de UNKLE à date, on peut juste apprécier le résultat. C’est une belle évolution, même si je dois avouer que j’ai préféré leur album précédent, mais si je me fie à l’impression qu’il m’avait initialement laissée, il va falloir que je réécoute leur nouvel opus à quelques reprises pour être mieux en mesure d’en juger et ça, c’est généralement bon signe ! Je constate déjà qu’il y a des pièces qui sortent du lot, comme The Runaway, entres autres, mais c’est pas une de celles qu’on vous fait jouer…

Pièces de l'album Where did the Night Fall du groupe UNKLE
Natural Selection (avec la participation du groupe The Black Angels)
Joy Factory (avec une apparition du trio Autolux)
The Answer (en compagnie de Big In Japan)


Pour notre capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, une fois de plus, on vous a déniché quelques perles instrumentales en provenance d’un peu partout dans le monde. Ce mois-ci, nos sélections vont du Rock au Jazz en passant par l’électro, puisque ce qu’on aime vous faire découvrir, c’est de la musique inspirée, peu importe sa forme !

On vous fait commencer par une pièce Pop très connue, reprise en version Jazz d’une manière surprenante et très réussie. Aux premières notes, vous penserez peut-être à la formation The Bad Plus en connaissant leur réputation pour revisiter des pièces populaires, mais détrompez-vous, on parle plutôt du pianiste Israélien d’origine, maintenant Français, Yaron Herman. Le jeune pianiste a commencé l’apprentissage de son instrument à l’adolescence, relativement tard pour un musicien de sa trempe. Depuis ses débuts professionnels en 2003, Yaron a maintenant 29 ans avec 4 albums sous la ceinture et on le compare déjà à Keith Jarrett. Sur son album de 2007, A Time For Everything, Yaron Herman a pigé dans un répertoire varié qui va de Bjork, Leonard Cohen, The Police et même Britney Spears, entre ses propres compositions. Ses versions sont judicieusement placées pour retenir notre attention à travers le disque avec l’approche Post-Bop, Jazz-Contemporain, aux éléments progressifs du pianiste.


Lymbyc Systym, c’est un projet qui vient de l’Arizona qui a été formé en 2001 par les frères Jared et Michael Bell. Le duo américain fait un genre de Post-Rock aux tendances Électro-ambiant appuyées sur les rythmiques et influencé par la musique de Tortoise, Four Tet et Explosions in the Sky. Depuis leur 1er album en 2005, les gars de Lymbyc Systym ont su développer une sonorité équilibrée entre des éléments synthétiques et des instruments analogiques au fil des années. Avec une collaboration avec le groupe This Will Destroy You pour leur album précédent, ils ont à leur catalogue 2 albums et 2 maxis plus 1 disque remixé par Bibio, The One AM Radio et Daedelus, entres autres. Leur feuille de route en dit long, en faisant la 1ere partie de groupes comme The Album Leaf (que vous pouvez entendre à notre Balado du mois de Mars 2010), Broken Social Scene, Crystal Castles et d’autres grosses pointures, Lymbyc Systym a commencé à se faire toute une réputation dans milieu de la scène musicale en marge.


On se gâte avec Pantha du Prince, projet Techno-expérimental, Microhouse avec des éléments Glitch de l’Allemand Hendrick Weber qui partage sa vie entre Berlin et Paris. Depuis ses débuts en 2002, il a créé 2 albums et un maxi en plus d’autres enregistrements devenus pratiquement introuvables aujourd’hui. Comparable à Trentemoller, l’approche particulière du producteur et DJ se démarque de ce qui se fait couramment sur la scène électro. Sur Black Noise, le plus récent album de Pantha du Prince, conçu avec des échantillons captés dans les Alpes Suisses, on a affaire à des douces sonorités majoritairement instrumentales, à part une pièce avec Noah Lennox, membre de la formation Animal Collective et une autre de Tyler Pope du groupe !!!. Avec ses rythmes nocturnes Pantha du Prince nous offre une tapisserie sonore aux structures progressives, avec des superpositions dosées à saveur minimaliste-ambiantes aux variantes complexes et remplis de subtilités. On nous sert des mélodies aux répétitions entrainantes qui favorisent la création et l’introspection, calculé pour apaiser autant que stimuler avec une base dansante omniprésente. Peu importe l’album, les œuvres de Pantha du Prince sont fortement recommandées pour tout bon afterparty !
PIÈCES DU BLOC MUSICAL

Yaron Herman - Toxic (A Time For Everything)
Lymbyc Systym - Interiors (Shutter Release)
Pantha du Prince - The Splendour (Black Noise)
Montage de la rentrée automnale !