mercredi 17 novembre 2010

Parution de la Semaine - 26 Octobre 2010


Je prends mon pied avec Apparat !

Habituellement, je m'abstiens de critiquer les album remixés ou les compilations au profit d'œuvres originales d'un artiste, mais avec le DJ Kicks d'Apparat, je n'ai pas pu résister de vous en faire part tellement l'assemblage des pièces est d'une cohérence et d'une fluidité hors du commun. Le producteur a voulu nous partager des pièces et des versions qu'il apprécie, légèrement modifiées pour en faire un mixe qui ne prend aucune pause et qui s'écoute très bien d'un bout à l'autre.


Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept des DJ Kicks, je vous explique... C'est une série de compilations, la plus importante du genre Électro tout styles confondus, avec une parution à chaque année depuis 1995. Sur ce tout dernier chapitre, on a de l'excellente musique que Sascha Ring, l'Allemand derrière le pseudonyme d'Apparat, nous a sélectionnés. Une brochette d'artistes et de pièces très inspirées et hautement stimulantes. Je vous en énumère quelques-unes qui ont été retenues pour composer cette compilation : La collaboration Four Tet & Burial avec Moth, un remixe méconnaissable par Four Tet de la pièce I Need A Life du groupe Born Ruffians, LA découverte de cette compil selon moi ! On a aussi des pièces de Pantha Du Prince, Thom Yorke, Telefon Tel Aviv, Tim Hecker, Oval et bien sûr, quelques unes d'Apparat lui-même, pour ne mentionner que celles-ci.


 

Quelles sélections et surtout, quelle minutie et de suite dans les idées pour enchaîner toutes ces pièces et ces artistes et d'en faire un tout qui se tient véritablement bien. Facilement, l'album de remixes de l'année à mon avis, qui mérite amplement sa place au niveau de mon choix de la parution de la semaine
! Un must pour tout amateur d'Électro recherché et un petit quelque chose à se mettre sous la dent en attendant les nouvelles créations d'Apparat que j'espère voir apparaître quelque part en 2011...

Entrevue réalisée avec Apparat pour la sortie de DJ Kicks par !K7

jeudi 11 novembre 2010

Baladodiffusion des Frères du Son Édition Novembre 2010


Bienvenue à notre balado édition du mois des mort !

C'est peut-être le mois des morts dehors, mais ici, c'est bien vivant et surtout vibrant au niveau sonore. Pour commencer l'émission de ce mois-ci, on vous présente notre traditionnel confessionnal et une parodie d'une pièce commerciale bien connue pour colorer ces temps gris. On vous souhaite une bonne écoute en notre compagnie !


Pour cette plus récente mouture de notre capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui a pour mission de vous faire un tour d’horizon des chroniques publiées ici même (voir les semaines précédentes) et bientôt à l'onglet blogues sur lesfreresduson.com, sous mon nom, on vous a sélectionnés quelques nouvelles parutions digne de mention.

PIÈCES ENTENDUES DANS LA CAPSULE DU BOULIMIQUE

Glasser -Apply (Ring)
Hauschka - Snow (Foreign Landscapes)
Squarepusher Plug Me In (Shobaleader One: d'Demonstrator)



Pour notre capsule de Mon Étiquette c’est ma Casquette, ce mois-ci on vous fait une visite guidée d’une des étiquettes de disques qu’on adore. Au fil des ans, elle nous a fait découvrir tant de bonne musique qu’on ne sait pas trop par où commencer...


Cette fois-ci, on vous propose une incursion dans le monde éclectique de la maison de disque Ninja Tune qui célèbre son 20e anniversaire cette année en lançant un imposant coffret qui contient des vraies perles musicales. 20 ans déjà que l’étiquette Londonienne avec une filiale Montréalaise repousse les limites musicales et aide à ouvrir les esprits des mélomanes avec des sonorités étonnantes années après année.


Le seul bémol, c’est que le coffret avec un design graphique très inspiré et léché, est fabriqué en édition limité et que les 3500 copies se sont déjà envolées, reste le net pour nous mettre la main dessus ou se rabattre sur les disques Ninja Tune XX Vol.1 & 2, qui sont un condensé du coffret et qu’on peut encore trouver un peu partout. Au lieu de faire comme les autres, une compilation qui relate bêtement les meilleures pièces des groupes sur l’étiquette, Ninja Tune nous a plutôt concocté une stimulante brochette de remixes et de pièces inédites.












4 disques d’artistes talentueux qui nous offrent des versions remaniées de leurs œuvres ou qui en revisitent d’autres pour ce qui est des albums remixés et 2 albums d’exclusivités qui nous permettent de découvrir ou de redécouvrir une panoplie de projets aussi déjantés les uns que les autres. Que ce soit par le volet électro déconstruit futuriste, à la sauce IDM, drum n’ bass et dubstep qu’on s’attend de Ninja Tune ou le côté Hip-Hop, Grime nouveau genre que sa filiale Rap Big Dada a dans ses rangs. On parle de gros canons comme : Amon Tobin, The Bug, Bonobo et Roots Manuva en passant par des nouveaux noms prometteurs comme : Lorn, Loka, Eskmo et Jammer.

Je vous partage 3 des découvertes que la monstrueuse compilation m’a permise de connaitre, pour commencer avec Floating Points, le projet de Sam Shepherd, un jeune Anglais qui allie des éléments de musique orientale, House, Soul et j’en passe pour donner un amalgame de sonorités impressionnantes.

Pour Floating Points Ensemble, il a réussis à rassembler plus d’une douzaine de musiciens pour faire des textures sonores qui me font penser à The Cinematic Orchestra pour le côté Downtempo au vocal chaud et très sentis, mais surtout pour la richesse de l’instrumentation. Floating Points Ensemble, c’est un des projets excitant qui viennent souligner les 20 ans de Ninja Tune!
 

On continue avec Emika, toujours aussi Anglaise, qui a fait paraitre un vinyle format 12’’ un peu plus tôt cette année avec sa pièce Double Edge, qui se veut très orientée sur la culture de club et qui a un son assez Pop pour devenir la prochaine sensation de la scène musicale en marge. Avec une sonorité à mi-chemin entre le Drum n’ Bass et la House, attendez-vous à en entendre beaucoup parler à la sortie de l’album complet d’Emika qu’on espère voir apparaitre tôt en 2011.


On termine la capsule avec le projet PRDCTV, qui se prononce Productive. On en sait encore très peu sur lui, mis à part qu’il provient d’Oxford en Angleterre et qu’il a une poignée de pièces dans le style de musique Ambiante/expérimentale et quelques remixes à son actif.


Une chose est sûre, c’est qu’avec la liste d’influences musicales que PRDCTV a mis sur son myspace, ça n’a pas d’autre choix que de sonner bien à nos oreilles et on a bien hâte d’en entendre plus !

PIÈCES TIRÉES DU COFFRET NINJA TUNE XX

Floating Points Ensemble - Post Suite
Emika - Drop the Other (Daedelus remix)
PRDCTV - Métropolis (Dan Le Sac remix)




La capsule des découvertes de Pandora, qui est une fenêtre sur un monde de découvertes propulsé par un moteur de recherche formidable. Pandora est une webradio créée en 2000 et qui incorpore un service automatisé de recommandation musicale créer par le Projet du Génome Musical. Pandora prend en charge la suite de la liste musicale, sélectionnant les titres se rapprochant musicalement du premier choix suite à l'indication par l'utilisateur du nom d'un artiste ou un titre de musique, De plus, à chaque nouveau titre, l'utilisateur peut noter favorablement ou défavorablement chaque titre, permettant d'affiner les choix du système et de les prendre en compte lors d'une manipulation ultérieure. Voix, instruments, effets, rythmes, pas moins de 400 aspects musicaux sont analysés pour chaque nouvelle musique et le répertoire de Pandora intègre plus de 10 000 artistes.


Maintenant, le problème c'est que cela est impossible d'utiliser Pandora à moins d'avoir une adresse ip qui vient des U.S.A. Vous devez télécharger gratuitement le logiciel Hotspot Shield, qui fonctionne autant sur MAC que sur PC. Une fois installé, vous aurez maintenant la possibilité d'aller explorer à fond le puissant générateur de musique PANDORA !


On commence la capsule des perles de Pandora avec The Lushlife Project, qui est un duo de producteurs de musique à saveur Lounge Downtempo de Budapest. Je ne risquerai pas de prononcer leurs noms, mon Hongrois étant ce qu’il est, mais ce qui est important c’est plutôt la vision des 2 hommes. Effectivement, leur métier dans leur pays est plutôt perçu négativement, comme la plupart des pelleteurs de nuages avec une vision de ce monde. Ils ont décidés de faire de la musique branchée tout en tentant de conserver et même exporter leurs baguages culturels. The Lushlife Project fusionne différents éléments de musique du monde et les emmène dans la modernité avec style. Pour eux, leur musique n’est pas qu’une mode, mais un style de vie, voire une philosophie ! Sur leur album de 2005, Budapest Eskimos, on retrouve une ambiance à la hauteur de leurs idéaux. Rien de révolutionnaire, mais de la musique Lounge bien travaillée et qui a un petit quelque chose de juste assez différent pour être valable.


On poursuit avec Jon Kennedy, un percussionniste et producteur Anglais
qui fait dans le style Trip-Hop et qui a pondu un bon album Useless Wooden Toys, en 2005. Avec des éléments Soul, Funk et Dub, il nous sert sa version d’ambiances Downtempo qui se retrouve très bien entre une pièce de Massive Attack et une de Thievery Corporation, par exemple. Jon Kennedy n’est peut-être pas un génie musical comme Jon Hopkins, Caribou ou Four Tet, puisqu’ils repoussent sans cesse les frontières des conventions de la créativité sonore, c’est plutôt un artiste qui fait une bonne musique d’ambiance pour agrémenter nos fins de soirées, sans pour autant passer à l’histoire, mais faut avouer que ce n’est pas le but.


On referme la boîte de Pandore avec les mystérieuses et légèrement inquiétantes sonorités que produit l’Américain de la région d’Atlanta, Richard Devine. Sa musique peut se comparée à celle que réalise Amon Tobin, un genre d’électro IDM, riche et Glitch et très dense. Elle est non sans rappeler ce que font Aphex Twin et Autechre pour nommer que ceux-ci. Hautement cérébral et stimulant, son style musical raviverait même les cerveaux les plus endormis et susciterais l’inspiration des âmes les plus éteintes, du moins, c’est l’impression que Richard Devine me laisse… Attention, la musique du futur est arrivée !

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL

The Lushlife Project - Soul Reservation Morning (Budapest Eskimos)
Jon Kennedy - Sand People (Useless Wooden Toys)
Richard Devine - Corina Chirac (Asect:Dsect)


Pour cette capsule du Triple à Trois, où on vous fait entendre 3 pièces tirées de 3 albums différents d’un seul et même artiste, pour ce mois-ci, on a décidés d’aller vers un groupe Anglais qui fait un genre de musique qui pourrait facilement être catégorisée Post-Rock ou de Pop Ambiante. On parle de Piano Magic, un collectif en constante mutation, ses membres étant presque jamais les mêmes d’un album à l’autre, ce qui donne au projet une rare versatilité et une polyvalence hors du commun.

Établis depuis presque 15 ans, le groupe a passé sous le radar de même les plus fervents amateurs de musique, donc si vous ne connaissez pas déjà, ne vous en voulez pas ! On parle d'un collectif formé à Londres à l’été ‘96 par Glen Johnson, Piano Magic a depuis accumulé 11 albums, sans compter leurs nombreux maxis et innombrables singles. La formation fait un mélange de Pop-ambiante et de Rock atmosphérique, parsemé de touches électroniques plus ou moins subtiles et toujours efficaces, ce qui leur donne une sonorité recherchée. Le groupe a le mérite d’être en constante évolution et se réinvente sans cesse, donc on ne sait jamaissous quelle forme le prochain album nous sera présenté.

Généralement, les œuvres de Piano Magic sont bien reçus par la critique, quand on fini par parler d’eux. Le public ne suit pas toujours, même si maintenant leur réputation n’est plus à faire, mais encore d’ouverture quand on parle de diffusion sur les ondes radio, mais ça, ils ne sont vraiment pas les seuls à se faire ignorer. L’engouement pour Piano Magic se fait lentement, mais au fil des ans, la formation a réussis à se tailler une place de choix parmi les connaisseurs de musique hors sentier, malgré les nombreux changements de membres et d’étiquettes de disques et presque sans aide médiatique.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Piano Magic
Snowfall Soon (Low Birth Weight)
No Closure (Artists' Rifles)
Unwritten Law (The Troubled Sleep of Piano Magic)
BONNE ÉCOUTE ET BONNES DÉCOUVERTES !

mardi 9 novembre 2010

Parution de la semaine - 19 Octobre 2010

Pousse au carré, mais pousse égal...


Pour le choix de cette semaine, j'ai envie de vous parler de Squarepusher et sa plus récente facette de sa personnalité. On ne sait jamais quelle facette l’artiste va choisir de nous montrer, l’homme derrière les machines, Tom Jenkinson, se fait beaucoup plus vocal avec l’utilisation du vocoder et de l’autotune à l’excès, comme les stars de la Pop d’aujourd’hui.

Sur son plus récent album, Shobaleader One: d'Demonstrator, il se la joue Rn’B futuriste, avec des sons de claviers des années ’70-‘80 à la manière du duo Français Air ou Daft Punk. On se croirait pris quelque part dans la vague New-Wave avec une touche des années 2000 ! Très inégal et proche du kitsch, le nouvel album de Squarepusher va surement frustrer plus d’un de ses fans, au-delà de la déception, reste que l’approche est semi-pertinente.


Définitivement différent de ses projets précédents, c’est un exercice de style intéressant, même si je dois avouer que c’est loin d’être l’album le plus stimulant que Squarepusher ait produit. Par contre, pour un album concept Pop nouveau genre et au niveau de l’effet de surprise, on peut dire que c’est réussi !

Squarepusher présente Shobaleader One avec la pièce Megazine tirée de l'album d'Demonstrator

vendredi 5 novembre 2010

Parution de la semaine - 12 Octobre 2010

Ah c'que j'aime ce que j'entend là !

Cette semaine, mon oreille a été attirée par les sonorités que fait Hauschka, qui est le projet de musique expérimentale de l’Allemand Volker Bertelmann qui nous arrive avec le disque Foreign Landscapes. Sur son plus récent opus, on a toute une richesse instrumentale et des arrangements dramatiques comme une véritable trame sonore de film.

Le titre décrit bien ce que l’on ressent à l’écoute de l’album, c’est-à-dire un voyage dans des contrées inconnues, un genre d’agréable dépaysement. Hauschka a réalisé un enregistrement où les cordes sont très présents, avec ses airs aux violons-violoncelles en prédominance et aux fines subtilités à chaque pièce et des moments de sensibilité extrême avec le piano préparé et ses sonorités particulières. Sur Foreign Landscapes, on a des compositions très prenantes et variées en termes de choix d’ambiances et de structures, sur certaines pièces c’est les cuivres qui sont mis de l’avant, d’autres fois, les cordes sinon, c’est les instruments à vent qui prennent les devants.


Des reliefs tantôt tout en douceur, d’autres fois en forte intensité. Hauschka me fait penser un peu penser à la formation Montréalaise Sweet Mother Logic avec laquelle on peut voir et entendre une entrevue avec les membres du groupe dans la section vidéo du site des Frères du Son.

Court métrage réalisé par Andreas Huth sur Hauschka

mardi 2 novembre 2010

Parution de la Semaine - 5 Octobre 2010

Une vraie mine de petits diamants Électro-Pop !

Jérôme Minière a toujours été un de mes artistes francophone préféré. J'adore sa plume, son auto-dérision, son sens de l'humour assumé, sa timidité sincère et son univers musical un peu débridé. Il nous a servis tour à tour des albums à la sauce Électro-Pop, chanson Française, ou purement Électro, avec son timbre de voix et l'accent qui rappelle un peu Pierre Lapointe, sauf qu'au moins pour Jérôme c'est naturel, étant originaire d'Orléans en France, immigré au Québec au milieu des années '90.


Après des études en cinéma et 3 courts-métrages, Jérôme Minière commence à accumuler des textes et s'aventure du côté musical dès 1996. Depuis, il a créé 9 albums en comptant la trame sonore du film Du Pic au Cœur de Céline Baril. Mes disques préférés restent de loin ses 2 albums concept où il nous fait entrer dans son imaginaire en nous présentant Herri Kopter, soit son aventure Électronique avec l'album Jérôme Minière Présente Herri Kopter et un peu plus tard, Jérôme Minière Chez Herri Kopter et l'édition CD/DVD Herri Kopter au Grand Théâtre de Québec.


Avec son plus récent album, Le Vrai Le Faux, Jérôme Minière revient avec une sonorité en équilibre entre la Pop et l'Électro, où il s'interroge sur la pertinence de son art à l'ère numérique et ce, plus que jamais. C'est aussi palpable avec les 18 petits bijoux d'animations vidéo qu'il nous a créés pour nous mettre l'eau à la bouche à l'approche de son dernier disque. Il s'agit d'un monde où des personnages caricaturés de la sphère musicale se côtoient et nous font réfléchir, avec une bonne dose d'humour et de dérision, comme seul Minière sait si bien le faire. Sur Le Vrai Le Faux, on est témoin des réflexions de Jérôme la circulation de l'actualité à l'époque de l'instantanéité versus la désinformation, la surconsommation, l'individualisme, l'isolement, l'aliénation, l'impuissance sentie face à l'impact que l'individu a réellement sur son environnement, les lieux, le temps et les gens qui passent. L'apport de Bïa et sa très jolie voix sur la pièce Avril est un très bel exemple de Pop moderne, parmi les meilleurs du genre et que dire de la collaboration avec Dawn Cumberbatch, qui est non sans rappeler la voix de Betty Bonifassi sur la pièce Rien À Vous Dire, moitié en Anglais et Français. Sans oublier Ngabo sur la chanson Le Décor, qui lui revoit l'ascenseur, puisque Minière a réalisé l'album de ce dernier et qui devrait voir le jour bientôt. Tout ça fait du plus récent effort de Jérôme Minière un très bon album à mon humble avis !


Jérôme Minière - Le Café Espagnol

Je vous propose notre entrevue avec le sympathique et réservé jeune homme, réalisée au début 2010, lors de son dernier spectacle avant sa pause pour entrer en session préparatoire de son plus récent disque. Il nous explique un peu son cheminement artistique, ses influences cinématographique et littéraires et ce qu'il nous réserve avec ses nouveaux projets multidisciplinaires. Le tout, bien sûr, sous l'égide de son humour qui le caractérise autant et ses préoccupations du moment, entrecoupées de séquences de sa prestation à la Maison de la Culture Maisonneuve à Montréal.

Entrevue de Jérôme Minière avec Les Frères du Son