jeudi 27 janvier 2011

Les Frères du Son Rencontrent JORANE !


Courez la chance de gagner l’album Une Sorcière Comme les Autres de JORANE en participant à l'évènement Facebook (si vous avez un compte) de la page des Frères du Son (via l’image ci-dessous) !


Participez à cet événement web et parmi ceux qui se seront inscrits, nous choisirons une personne au hasard qui se méritera le nouvel album de Jorane. Le tirage aura lieu le 31 Janvier 2011 et nous communiquerons avec le gagnant par voie électronique, l'album physique lui sera remis par la poste.


Une Sorcière Comme les Autres est encore un autre disque de chansons reprises ? Eh ben oui, mais cette fois pas n’importe lesquelles, interprétées par tout sauf n’importe-qui... Des pièces méconnues d’artistes qu’on entend que trop peu, un répertoire peu fréquenté que Jorane s’approprie à merveille. On passes par des compositions d'Anne Sylvestre, Indochine, Richard Desjardins, Gilles Vigneault, Leonard Cohen, Pauline Julien, Niagara, même de Vanessa Paradis et Patrick Watson ! On s'entend que ce ne sont pas là de minces défis pour une artiste qui se définie plus instrumentiste qu'interprète vocale, ça s'entend qu'elle a travaillée sa voix et laisse une plus grande place aux mots, pas n'importe lesquels, ceux parmi les plus beaux.


Les Frères du Son ont eu la chance de réaliser une entrevue extrêmement enrichissante avec Jorane qui est, à nos yeux, une des plus vibrantes et talentueuse artiste de chez-nous. Une des discussions les plus profondes, selon-nous, l'une des rencontres les plus réussies et enrichissantes, disponible en version intégrale avec  2 pièces tirées de ses albums précédents pour la baladodiffusion et le montage vidéo entrecoupé de séquences de sa prestation au Lion D'Or, au mois de novembre dernier. Une écoute qui, d'après-nous, devrait vous faire vibrer autant, sinon plus, que sa musique et son violoncelle !

Entrevue avec Jorane à l'ouverture des Coups de Cœurs Francophones 2010

mercredi 26 janvier 2011

Parution de la Semaine - 25 Janvier 2011


Ouvrir son 3e œil avec une douce lune !?

Cette fois-ci je vous parle du projet de Luis Vasquez, The Soft Moon basé à San Francisco, qui est dans la vague d’une série de dérivés du New-Wave de ces deniers temps. Sur l’album homonyme, The Soft Moon fait un genre d’Électro-Rock psychédélique, énergique, éthéré, abrasif avec un penchant Noise, mais répétitif et accrocheur comme la Pop. Des structures hypnotiques sont au menu, des rythmes tendus, des ambiances angoissantes, intenses et viscérales, comme des odes à la fin du monde. Avec cet album, pas besoin de drogues, il en est une par lui-même. Poignant, un peu dérangeant, mais toujours entrainant ! 

 
En entendant ce que The Soft Moon fait, les comparaisons avec les groupes Bauhaus, Sonic Youth et Joy Division viennent initialement en tête. Un certain lien de parenté peut se faire entre la sonorité de Vasquez à celles de Suuns, Braids et Young Prisms, y’a un peu de tout ça là-dedans, sans y être vraiment. Presque qu'aussi déstabilisant par moments que  ce que font John Zorn ou Mike Patton ! À vous d'en juger à en faire l'écoute...

The Soft Moon et le clip de la pièce Circles réalisé par Ron Robinson

jeudi 20 janvier 2011

Parution de la semaine - 18 Janvier 2011



La langue natale des tresses !!


Braids c'est un jeune et talentueux groupe  de Rock psychédélique, très atmosphérique, fraichement arrivé de Calgary il y a quelques années. Le quatuor débarque à Montréal pour leurs études respectives pour finir par se concentrer principalement sur leur musique. Même si ce n’est pas nécessairement accessible pour toutes les oreilles au départ, Native Speaker, le premier album de Braids mérite l’effort de quelques écoutes pour mieux apprivoiser leur sonorité, mais le jeu en vaut amplement la chandelle une fois le léger inconfort surpassé. Connu précédemment sous le nom de Neighbourhood Council, Braids change de nom et surtout radicalement de style musical, en se démarquant avec une sonorité rafraichissante que je pourrais décrire comme un heureux mélange d’Animal Collective, Broken Social Scene et des touches de Pop synthétique à la manière d’Au Revoir Simone, donc un genre d’Indie aux accents psychédéliques. Les voix des filles sont noyées dans les effets, appuyés par les harmonies vocales masculines de la section rythmique, 2 postes de percussions font le travail en matière de polyrythmie.


On a eu le plaisir de s'entretenir avec le 3/4 de la formation, juste avant leur prestation au Cabaret du Mile-End dans le cadre de Pop Montréal, le 18 Novembre dernier. Une entrevue en Anglais, sous-titrée en Français, pour  nous aider à mieux entrer dans l'univers particulier du groupe. Braids, c’est des claviers, des jolis jeunes gens, beaucoup de profondeur et des bonnes influences musicales variées, ce qui leur donne une longueur d’avance sur ce qu’il se fait généralement. En vous souhaitant une bonne écoute !
 
 Les Frères du Son rencontrent BRAIDS

samedi 15 janvier 2011

Parution de la Semaine - 11 Janvier 2011


Cake revient après 7 ans d’absence avec l’album Showroom Of Compassion, un enregistrement toujours aussi engagé et cette fois-ci, paru de manière indépendante !


Malgré les changements des membres du groupe au fil du temps, les chambardements de l’industrie et leur lot de problèmes au niveau de leur maison de disque, c’est bon de voir Cake perdurer malgré tous ces obstacles. Au niveau musical on a plus d’éléments synthétiques que sur les enregistrements précédents. On retrouve cette même énergie festive amplifiée avec la spontanéité d’un enregistrement qu’on s’imagine réalisée en session de groupe dans le studio. Une chose est certaine, c’est qu’à chaque album, la formation nous apporte matière à réflexion par ses textes imagés et sa signature sonore qui est encore aussi distinctive qu’à ses débuts,  vers 1992. Toujours avec ces accents un peu sudistes, mais sur Showroom Of Compassion, on retrouve une teinte légèrement plus Britannique, pas dans le ton de la voix, mais dans l'approche musicale.



John McCrea, le chanteur et porte étendard de Cake, écrit des textes conscientisé avec des accents cyniques prononcé assumé, joyeusement désabusé, mais jamais désespéré. Au niveau des paroles, la décadence Américaine est une fois de plus mise en avant-plan. L’amour déchu est encore au menu, un des sujets que McCrea  aime bien revisiter.  La vie de nomade se fait sentir, avec le thème récurrent de voitures, un sujet de prédilection du quintette, après des années de tournée et de galère, ce n’est pas étonnant de leur part. En passant, ça vaut la peine de jeter un coup d'œil sur le site web de Cake, c'est toujours aussi enrichissant de voir des gens profiter et surtout, se servir de la tribune qu'on leur accorde en essayant de conscientiser et informer sa collectivité.

Vidéo très éloquent d'Owen Cook pour Federal Funding de CAKE

lundi 10 janvier 2011

Balado des Frères du Son - Édition Janvier 2011


Bienvenue à la première édition de notre balado mensuelle de l'année. Pour la commencer en beauté, on a décidés de vous faire entendre une sélection de nos coups de cœurs des deniers instants de 2010 et de pièces un peu plus vieilles. Un melting-pot de musique différente, d'ambiance variée, mais toujours aussi inspirée, qu'on vous propose de voir et surtout d'écouter !


Pour cette capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui est un résumé des dernières parutions sélectionnées et critiquées ici même ou à l'onglet Blogues sur le site des Frères du Son, en cliquant sur la bannière Boulimique. Au menu à cette chronique, 3 bonnes parutions sorties juste avant la fin de l’année 2010. Pour commencer notre cure contre le spleen hivernal, je vous énumère ce qu'on vous fait entendre dans ce bloc musical.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Royksopp - The Drug (Senior)
Igor Boxx - Street Fighting (Breslau)
Thunderball - Runaway (12 Miles High)

 
BONNE ÉCOUTE EN NOTRE COMPAGNIE !


Pour cette plus récente Autopsie d’un CD, on vous a sélectionné un artiste de chez-nous qui, au moment de réaliser cet album, était parti s’établir à l’autre bout du pays pour confectionner une somptueuse collection de pièces. On parle du multi-instrumentiste, artiste touche à tout, le sensible et créatif Montag. Antoine Bédard, l’homme derrière le pseudonyme, fabrique une musique Pop aérienne avec beaucoup de polyphonie, des mélodies joyeuses et délicates, aux structures sonores qui passent très bien entre une pièce de Caribou et une autre de Dntel, par exemple.



Pour Going Places, son troisième album, Montag s’est entouré d’une impressionnante brochette d’artistes tels qu’Au Revoir Simone, Amy Milan, Owen Pallett et même de Sixtoo derrière la console. Cette fois beaucoup plus vocal que ses enregistrements précédents, Montag chante principalement en Anglais mais laisse place à quelques pièces et certains passages Francophones. Des chansons accrocheuses, sans pour autant êtres nécessairement faciles d’accès, jumelées à une ambiance intemporelle, à mi-chemin entre des sonorités du passé et des airs bien contemporains. Si Montag s’est cherché un style musical sur ses enregistrements précédents, on peut dire qu’il s’est pleinement trouvé et a assumé sa voix sur celui-ci. Le disque transpire le bonheur, la joie de vivre, je ne sais pas ce qu’Antoine est allé chercher en déménageant à Vancouver, mais c’est avec un enthousiasme contagieux qu’on écoute son album Going Places qui, faut bien l’admettre, accompagne une belle journée de printemps ou d’été à merveille et peut arriver à embellir les journées les plus grises de nos hivers ! En attendant, je vous propose de regarder ce petit montage vidéo qui est un aperçu des sonorités qu'on peut entendre de la part de Montag.


PIÈCES DE L'AUTOPSIE DU CD GOING PLACES DE MONTAG
Going Places
No One Else
Mechanical Kids



Pour cette première édition de la capsule Mon Étiquette c’est ma Casquette, on a choisis de vous parler d’une étiquette de disque Allemande qui s’est bâti une solide réputation sur la scène musicale en marge à l’échelle mondiale. On ne pouvais pas commencer l’année sans vous parler de Morr Music, cette étiquette indépendante fondé en 1999 par Thomas Morr. Depuis, elle a fait paraître des albums de groupes qui sortent de l’ordinaire comme Mum, Lali Puna, ISAN et Electric President, entres autres. Les projets musicaux sur Morr Music sont tous différents les uns des autres, mais il y a un genre de fil conducteur qui les relie, une recherche musicale commune, un souci de se trouver une démarche artistique originale et personnelle. C’est ce qui donne à l’étiquette son identité qui la distingue et avec déjà plus d’une centaine de titres à son catalogue, c’est pas le choix de bonnes œuvres sonores qui manquent ! Le ton tourne toujours autour des styles Indie-Rock, IDM et Dream-Pop, un heureux mélange qui anime l’ensemble de la famille artistique diversifiée composée par l’écurie Morr Music, en voici un aperçu...

 

On commence la chronique des artiste sur Morr Music avec Pascal Pinon, un nom qui a beau faire référence à un supposé monstre-humain à 2 têtes qui a vécu au début du 20e siècle, il est plutôt question ici d'un quatuor Folk Islandais féminin. Des jolies jeunes Scandinaves à lunettes à l'allure à la fois geek et intellectuelles, artisanes de rafraichissantes douces mélodies. Avec Pascal Pinon, on a affaire à une sorte de version de Feist qui rencontre CocoRosie avec une bonne part d'influences du groupe Amiina. Une offrande de berceuses venues d'ailleurs, comme en dehors du temps, avec des paroles en Anglais et dans leur langue natale dépendament des pièces. Pour leur premier album complet, Pascal Pinon, nous partage leurs chants frêles, remplis de sensibilité, où le froid du pays ne transparait pas dans la chaleur des voix et leur musique. Sur l'album homonyme, on commence d'emblée avec une chanson dans leur dialecte, quelle jolie langue à laquelle je n'y comprends rien, mais l'important c'est de saisir les émotions véhiculées à travers les chansons ! Leurs pièces sont pourvues d'arrangements minimaux, avec xylophone, flûtes, guitares sèches, musette, piano miniature, sifflements et de drôles de petits sons presqu'indescriptibles. Tout ceci avec des harmonies vocales particulièrement bien interprétées, aux tons un peu cassés et presqu'effacés, donnent un enregistrement à saveur intimiste et apaisant.


On poursuit avec Borko, un multi-instrumentiste Islandais, moi qui ne peut résister à la majorité des sonorités de l’île. Björn Kristiansson de son vrai nom, est un enseignant de musique à Reykjavik qui fait la conception de musique de film et pour le théâtre a réalisé un excellent  enregistrement avec l’album Celebrating Life en 2008. Des mélodies synthétiques touchantes, une voix prenante, des effets originaux, des structures inconventionnelles, c’est ce qui nous attend à l’écoute du disque qui a pris 6 ans à concevoir. Borko doit visiblement être un perfectionniste ou être très pudique de son art pour prendre autant de temps à faire entendre ses chansons. Il est aussi un proche de la formation Mum, avec lesquels il a tourné en compagnie de la formation Seabear, ce qui a dû l’aider grandement à se faire connaître et quand il lui est venu le temps de se trouver une maison de disque. Une chose est certaine, sa musique laisse transparaître une grande sensibilité, je dirais même une fragilité chez l’artiste qui s’est donné la peine de raffiner son style jusqu’à ce que ses exigences soient atteintes, chose pas si commune dans le domaine musical ou culturel actuel ! Avec ses superpositions de pistes de voix, guitares, batterie, trompette, harmonica, xylophone, basse et plus encore, on compare la musique de Borko à celle faite par Snowblow, Bibio et Dntel.


On termine avec la formation Danoise People Press Play et l’album homonyme paru en 2007. Les membres du groupe font parti de Future 3, Dub Tractor, Opiate et System, donc un regroupement de gens talentueux. Avec l’ajout de la voix sulfureuse de Sara Savery, on a un alliage parfait entre le Post-Rock et le Techno-Ambiant aux tendances Glitch. Avec des mélodies noyées dans les effets aux répétitions étourdissantes et accrocheuses, on peut leur reprocher d’être trop similaires à plusieurs groupes, comme Cocteau Twins et My Bloody Valentine par exemple. De mon côté, je n’ai rien à dire contre ces comparatifs, bien sur les artistes ont des influences qui se remarquent, mais c’est pas un crime de s’en inspirer pour trouver une sonorité avec laquelle on peut s’identifier et dans laquelle ils peuvent s’épanouir ! Je dirais que la sonorité  de People Press Play se rapproche de Lali Puna et Greetings From Tuscan, quelque chose d’autant apaisant que stimulant, accessible, mais peut-être juste un peu trop léger par moments.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL

Pascal Pinon - Moi (Pascal Pinon)
Borko - Summer Logic (Celebrating Life)
People Press Play - Girl (People Press Play)




Pour cette capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, qui est une fenêtre sur la musique instrumentale d’ici et d’ailleurs, on vous a déniché un éventail de sons qui nous interpellent et qui devrait vous faire vibrer.

On commence la chronique avec Lusine, non pas l’usine Quebecor ou on nous sert des produits culturels génériques, presque toujours inodores, incolores et sans saveurs, mais bien au contraire, comme vous vous en doutez déjà… Lusine c’est le projet musical du Texan Jeff McIlwain qui fait de la musique qui adhère au style IDM avec des accents légèrement Ambiants. Détrompez-vous, dans le plus large état Américain, il n’y a pas que des rednecks amateurs de musique Country, il y a aussi cet homme qui a dû se sentir aussi seul sur sa planète que le petit prince par moments. Déménagé à Seatle, le prolifique producteur a 10 albums à son actif sans compter ses maxis, remixes et singles, depuis ses débuts en 1999, incluant Serial Hogepodge, une de ses meilleures créations à date, parue en 2004. Lusine est aussi connu sous le nom de Lusine Icl et pour trouver sa sonorité, il s’est inspiré de la scène Techno Anglaise des années ’90, elle-même inspiré de la scène Techno de la région de Détroit. Aujourd’hui, Lusine est sollicité pour faire la conception de musique de films comme Snow Angels et Linewatch.

Pour continuer, on part en direction des années ‘80 pour écouter Com Truise et ses sonorités dérivées de l’époque New-Wave qui rencontrerait l’ordinateur et ses logiciels de productions musicales actuels. Avec ses airs d’enregistrement qui se fait vieux avec une philosophie nouvelle, Com Truise arrive du New-Jersey en nous donnant accès à son album Cyanide Sisters en téléchargement gratuit sur son site web. Bien peu de choses peuvent être dites au sujet de l’homme qui se cache derrière le personnage, puisque comme le dit l’artiste lui-même la musique est plus importante que le nom, même si le nom fait clairement référence à quelqu’un, le but était de faire parler, chose que je suis certain qu’il ait réussis à faire après une phrase comme celle-là. C’est rétro et c’est nouveau, un peu comme font les Français… Que ce soit avec Daft Punk, Sporto Kantes, Vitalic ou Birdy Nam Nam en matière d’Électro, sans être identifiable à eux au niveau des comparaisons sonores, seulement que l’approche de Com Truise est similaire au niveau de la création artistique.

On termine la capsule avec une formation de chez-nous, Bateau Noir et sa sonorité Rock-atmosphérique, Post-Rock ou Rock-exploratoire, bref appelez ça comme vous voulez, ils font un genre qui décape un peu les tympans et qui fait voyager notre imaginaire ! C’est fort, c’est un peu lourd, un peu complexe, sans être de la musique pour musiciens et initiés seulement et tout ça sans s’éterniser comme c’est souvent le cas en matière de musique instrumentale. Intense, dense, concis, théâtral, un mur de guitares aux bons reverbs, ça serait résumer en quelques mots la musique de Bateau Noir. Les pièces sur leur premier Maxi au titre très imagé et révélateur, La Sauvagerie des Heures est quelque part entre le Rock Progressif et la musique Pop Instrumentale, avec des emprunts à parts égales entre les 2 styles. Le quintette est déjà à plancher sur son album complet qui devrait voir le jour d’ici le printemps si tout va bien et on a bien hâte d'entendre ça !

PIÈCES  ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Lusine - Drip (Serial Hodgepodge)
Com Truise - Sundriped (Cyanide Sisters) 
Bateau Noir - Parade (La Sauvagerie des Heures)


On vous invite à participer à l'évènement facebook (en cliquant sur le photo ci-haut) des Frères du Son pour courir la chance de gagner le disque Native Speaker, le premier album de BRAIDS ainsi qu'une paire de billets pour assister au lancement de leur album le Jeudi 20 Janvier prochain à La Sala Rossa situé à Montréal !! Le gagnant sera choisi au hasard le 17 janvier 2011 lors de la publication de l'entrevue vidéo : Les Frères du Son Rencontrent BRAIDS. On vous propose en prime de visionner ce petit montage des introductions et moments humoristique avec nos invités à la formule rencontre, preuve qu'on peut sérieusement s'amuser !

Bonne Chance et Bon Divertissement !

mardi 4 janvier 2011

Parution de la Semaine - 3 Janvier 2011



À l'approche du temps des fêtes, presque comme à chaque année, ça devient difficile de trouver des œuvres stimulantes. C'est pour cette raison que j'ai dû aller fouiller du côté des bandes originales de films pour trouver matière à vous présenter. Cette semaine, mon choix s'est arrêtée sur la dernière création du compositeur Américain James Newton Howard avec ses compositions pour les film The Tourist. Depuis les années '80, il a composé une pléthore de musique de films et de séries télé, dont ER et les Thrillers de Shyamalan. Il a été plusieurs fois en nominations à des prix prestigieux pour ses œuvres, mais il en rapporte peu et il est toujours un peu méconnu du grand public avant les années 2000. Très productif, on le demande souvent de remplacer à la dernière minute pour composer la musique de films, c'est aussi un amateur de Beethoven et il est comparé à Hans Zimmer, avec lequel il a collaboré pour produire la musique du film The Dark Knight. Je vous suggère de jeter un coup d'œil au vidéo pour en savoir un peu plus sur quels films James Newton Howard a travaillé, puisqu'ils sont trop nombreux pour en faire l'énumération.

Montage d'extraits de ses meilleures compositions associées aux films




La bande sonore du film The Tourist est très stimulante, semblable à du classique contemporain par moments et très kitsch sur d'autres passages. Avec des arrangements tantôt modernes, tantôt près d'une valse viennoise. Au niveau de l'instrumentation, on est en présence d'un beau mélange  de numérique et d'analogique, avec des atmosphères envoutantes et dramatiques. C'est certain que comme c'est une B.O.,  on a un thème musical récurant, un que je n'apprécie pas particulièrement. Ce qui m'intéresse et ce qui m'anime, c'est ce qui se trouve entre ces interludes, même si certaines pièces et certains passages valent vraiment l'écoute, nous sommes en présence d'une œuvre assez inégale. En passant, je soupçonne avoir deviné un des instruments de programmation qu'il utilise, je crois entendre la magie qu'est capable le Korg Legacy Collection, un  polyvalent logiciel de synthétiseurs virtuels. Pour The Tourist, James Newton Howard a conçu une collection de pièces plus conservatrices, moins travaillées et réussies que celle sur la trame sonore pour le film Tron Legacy, réalisée par Daft Punk, mais il faut dire que nous ne sommes pas dans la même catégorie...


Après l'écoute de la bande sonore pour The Tourist, je me suis demandé si c'est dans l'intérêt d'un compositeur de films à grands budget de produire de petits airs rose nanane, des compositions qui ressemblent tellement à des choses déjà entendues, à une formule déjà un peu trop utilisée et qui s'use rapidement. Mais est-ce le but de la chose, présenter une belle merde que tout les investisseurs vont embarquer, puis faire l'autre partie de la trame sonore à son goût ? Je crois que le jeu est de ne pas faire entendre celles un peu plus corsées, là où on sent le plaisir que prend l'arrangeur et toute l'ampleur de l'aspect producteur chez James Newton Howard !

Documentaire sur la méthode de travail de James Newton Howard