mercredi 23 février 2011

Parution de la Semaine - 22 Février 2011

 

Câline, je juge qu'on déclare la guerre à nos tympans !

Colin Stetson, ce talentueux musicien originaire d’Ann Arbour au Michigan, maintenant Montréalais,  est un saxophoniste particulièrement ingénieux et talentueux, qui manie aussi bien la clarinette, le cor français, la flûte, que le cornet à pistons. Son plus récent enregistrement solo, New History Warfare Vol.2: Judges, est toute une expérience pour l’auditeur non-initié et j’imagine tout un défi à réaliser pour l’artiste.

3 pièces de COLIN STETSON par Constellation Records

Les pièce de New History Warfare Vol.2: Judges ont été captées par 24 micros différents, en jouant avec leur positionnements, sans faire appel aux pistes doublées ni de séquences en studio, le résultat est très impressionnant au niveau des sonorités inusités qui en découlent. Une forte recherche sonore est derrière le projet et je lève mon chapeau à l’audace de l’artiste qui nous présente une œuvre qui est tout simplement un tour de force technique, pas surprenant qu’il soit sur l’étiquette Constellation ! Colin Stetson a une feuille de route impressionnante étant un des membres de la formation Bell Orchestre, il a aussi apporté son souffle pour les arrangements à vent d’Arcade Fire et a partagé la scène avec des douzaines d’artistes comme Tom Waits, TV on the Radio et Bon Iver pour ne nommer que ceux-ci. Colin Stetson a réussis à produire une musique qui ne peut faire autrement qu’interpeller, même dans les premières secondes de l’album New History Warfare Vol.2: Judges qui captive notre attention du début jusqu’à la toute dernière note. Attention, l'album nécessite beaucoup d'énergie des la part des auditeurs, soyez prêts, puisque l'écoute complète peut être épuisante, une oreille avertie en vaut 2 !

Concert à Emporter de Colin Stetson réalisé par La Blogothèque

mercredi 16 février 2011

Parution de la Semaine - 15 Février 2011


Galaxie roule à fond la caisse avec un son qui a du mordant

Olivier Langevin revient avec son projet Galaxie, moins le 500 dans le nom, comme il s’appelait sur les 2 disques précédents, puisqu’un groupe Américain méconnu portait déjà le même. Sur son nouvel enregistrement, Tigre et Diesel, Galaxie frappe comme une tonne de briques dès les premières notes, on remarque une plus grande présence des synthés avec une bonne dose de distorsion qui prennent la place des guitares des premiers disques. Sur son dernier effort, on a comme toujours, des paroles comme seul le groupe peut se permettre, livrées avec une énergie comparable à celle d’Antoine Gratton, si on pense à son album concept, Le Problème avec Antoine. Au niveau des structures de pièces, c’est encore un mélange Rock-garage, Grunge à l’attitude un peu Punk servis avec une bonne dose de Pop pour qu’on reste facilement accrochés sur les mélodies et les refrains. Prenez-moi surtout pas au mot et écoutez l'album Tigre et Diesel par vous-même, mais je vous le dit, l'album au complet est comme 12 cafés en ligne, un speed et une claque sur la gueule en même temps, surtout  quand on l'écoute assez fort pour réveiller les morts ! On attendait le nouveau matériel de Galaxie avec impatience et avec raison, puisqu’on est en présence d’un des très bons albums du Québec Francophone depuis un certain temps, un qui met la barre assez haute en début d’année pour tous ceux qui vont suivre !

Galaxie - Piste 1 par c4productions

Un énorme merci à Chicoutoli, mon grand ami et amateur de la formation pour m'avoir fait découvrir cet excellent documentaire sur la musique du Lac St-Jean réalisé par Bande à Part. Le reportage nous donne la chance de plonger dans l'univers de certains des artistes actuels qui font le son de cette région et qui ne peut faire autrement que de nous rentrer dedans. Je suis convaincu que vous ne pourrez faire autrement que de voir ces artistes sous un autre angle une fois que vous l'aurez visionné et vlan dans les dents, attachez vos tuques avec de la broche, ça dépeigne, je vous aurez avertis !

Face au Mur, reportage sur le son du Lac et de ses artistes

mardi 15 février 2011

Les Frères du Son Rencontrent - THE DEARS !


Un groupe phare qui revient par la rue des dégénérés !

The Dears revient sur Degeneration Street avec une énergie renouvelée, une synergie palpable entre les nouveaux et les anciens membres du groupe, revenus au bercail après un long détour. Sur ce nouvel enregistrement, la formation nous fait comprendre que c'est avec un grand plaisir qu'ils se sont retrouvés pour mieux nous livrer le meilleur d'eux-même.


Degeneration Street, c'est un enregistrement très sentis, celui qui marque un retour en force de la formation, j'oserais même dire que c'est leur meilleur album depuis No Cities Left, paru en 2004. Sur le plus récent album des Dears, on retrouve une musique inspirée, énergique, sensible, atmosphérique avec juste assez d’envolées instrumentales pour nous démontrer toutes les prouesses que les membres qui compose la mouture actuelle du groupe est capable de nous servir. Par moments, les arrangements me font un peu penser au dernier album d’Arcade Fire, mais seulement sur certaines pièces et quelques passages, puisque l’ensemble du disque ne ressemble vraiment pas à ces derniers. La voix de M. Lightburn nous manquait et on se réjouit de l’entendre en grande forme sur ce nouvel opus que certains allaient jusqu’à ne même plus espérer. Heureusement, les détracteurs du groupe avaient tort quand ils ont dit que c’était la fin pour eux avec tous les problèmes internes de la formation, puisqu'avec cet album,  The Dears nous prouve le contraire et persistent et signent avec une série de très bonnes pièces qui le compose. En prime, on vous offre un extrait de Degeneration Street, question de vous mettre en appétit.

  The Dears - Galactic Tides

Pour souligner la sortie de Degeneration Street, le nouvel album du groupe The Dears, on vous propose notre entrevue réalisée avec eux, réalisée dans le cadre de M pour Montréal, au mois de Novembre 2010. À mon humble avis, c’est une belle incursion dans ce qui anime les fondateurs de la formation avec un bref aperçu de leur philosophie de vie et leurs regards sur notre société contemporaine. Pour notre entretien avec le charismatique Murray Lightburn et son épouse Natalia Yanchak, véritables forces de la nature, on a eu droit à des échanges de perspectives, parfois argumentées avec une certaine virulence. Une bonne rencontre qui nous prouve hors de tout doute que la passion pour la musique qu’ils font est encore très vivante au sein du noyau principal du groupe, même après toutes ces années et les épreuves du chemin emprunté. Allez écouter Degeneration Street sans plus tarder, vous n’allez vraiment pas le regretter !

BON DIVERTISSEMENT !

lundi 7 février 2011

Balado des Frères du Son Édition Février 2011



Bienvenue à notre baladodiffusion du mois de Février 2011 !

Question de réchauffer nos frigides journées et surtout nos soirées hivernales et contrer la neige qui tombe à la pelle, on a la musique la plus hot du moment à vous présenter, des sonorités les plus exaltantes des derniers temps. On commence sans plus tarder en vous souhaitant une bonne écoute en notre compagnie !


BONNE ÉCOUTE !


Pour notre plus récente édition de la capsule d’Autopsie d’un CD, on fait passer un album d’un groupe sous le microscope. Celui-là, on l’aime bien dans la région de Montréal, puisqu’il vient nous rendre visite assez régulièrement, à chaque fois dans une plus grande salle et le public est toujours fidèle au rendez-vous. 


 Ce mois-ci, on vous parle de la formation Phantogram, qui est un duo de la région de New-York formé en 2007 par la chanteuse et claviériste Sarah Barthel et du guitariste/producteur Josh Carter. Ils ont 1 disque à leur actif, Eyelid Movies paru au début de l’année 2010, où ils ont créés un enchaînement de 11 pièces qui métissent une Pop synthétique, un peu rétro, avec de l’Électro-Rock atmosphérique, aux accents dansants et une petite dose de Hip-Hop, servis de façon intelligente.

Depuis une grange, dans le fin fond de la campagne autour de Saratoga Springs, dans l’État New-Yorkais, ils ont réalisé un enregistrement étonnamment urbain pour avoir été produit presqu’en pleine nature. Pour leurs compositions, Phantogram s’inspire de l’univers des rêves, des petites lueurs que l’on voit quand on a les yeux fermés et qu’aucune lumière n’est pourtant générée, de là l’importance de se retrouver dans un milieu paisible pour aller chercher une telle introspection. Côté émotionnel, on oscille entre la joie et la mélancolie, des ambiances parfois qui nous réconfortent ou tantôt pas rassurantes, mais qui sont toujours soit entrainantes ou planantes… À travers l’album il se dégage une sensualité aux saveurs nocturnes, avec une facture légèrement kitch, mais toujours de bon goût. On compare leur sonorité à Metric, Zero 7, Baths, Sleigh Bells ou à Glasser, en fait, ils sont un peu un mélange de tout ça et ils russisent à se trouver un son qui leur est unique. On peut aussi penser à M83, Ladytron et des influences de Portishead qui doivent forcément se retrouver dans le lot des différentes écoutes musicales de nos 2 complices pour qu’ils arrivent à trouver leur signature audio. Difficile à suivre vous pensez ? Pas du tout, puisque Phantogram est là pour nous guider au pays des rêves éveillés ! En espérant maintenant que le combo nous prépare quelque chose de nouveau bientôt... 

Bloc musical qui analyse l’album Eyelid Movies de Phantogram
 
All Dried Up
Let Me Go
Mouthful of Diamonds




Pour cette plus récente capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, on vous a préparé un bon petit mélange spécial spatial pour faire changement. C’est fou comme on aime bien le planant, mais ne vous en faites pas, c’est pas une thématique sur l’Ambiant, seulement une chronique sur certains projets majoritairement instrumentaux qu’on découvre et qu’on aime partager.


Justement ce mois-ci on vous propose de commencer votre croisière sans paroles avec la quatuor Allemand Contriva, qui est à l’origine un groupe qu’on pourrait qualifier de Post-Rock, mais leur sonorité a évoluée en quelque chose qui incorpore un aspect un peu plus Électro-Pop planant. Contriva est composé du batteur Hanns Lehmann, de Masha Qrella à la basse, du guitariste Max Punktezahl et du claviériste Rike Schuberty, la formation s’est matérialisée au milieu des années ’90, mais c’est qu’au début des années 2000, sur étiquette Morr Music, que Contriva a commencé à produire du matériel très intéressant. Sur leur album de 2006 Seperate Chambers, Contriva a vraiment trouvé le meilleur alliage entre des éléments Jazz, Rock, Ambiant, un enregistrement très efficace avec un peu de vocal. Au niveau des arrangements, c’est des sonorités organiques qui me font penser au groupe Archive sur les calmants. Contriva, c’est la complexité dans sa simplicité, riche mais épuré, moitié mélancolique, moitié gai. Doux mais pas endormant, calme et remplis de polyrythmie.

Disponible encore seulement en importation, mais généralement facilement trouvable, la trame sonore pour le film The Social Network réalisée par le chanteur du groupe Nine Inch Nails,  Trent Reznor et le producteur Atticus Ross est un pas de plus vers ce que Reznor peut nous donner de mieux autrement qu’avec la recette habituelle. C’est certain qu’on peut encore reconnaitre certaines structures et qu’on peut deviner qui apporte quoi dans ces assemblages sonores, n’empêche qu’avec ce qu’on entend sur The Social Network, on remarque tout de suite une belle évolution et qu’on est en présence d’une autre splendide collaboration de la part de Trent Reznor et d’Atticus Ross. Ils sont de proches collaborateurs depuis les 4 derniers albums de Nine Inch Nails et le duo a conçu la trame musicale pour le film The Girl With The Dragon Tattoo. C’est eux aussi qui sont derrière le projet How To Destroy Angels, avec Mariqueen Maandig Reznor, la magnifique femme de Trent. Facilement une des meilleures, sinon LA trame sonore de film paru en 2010 que j’ai préférée et de loin !


Quelqu’un de chez-nous pour faire changement, oui il faut avoir du cran pour suivre Reznor et Atticus Ross, mais on n’aurait pas su mieux choisir pour terminer la capsule en beauté qu’avec les rythmes syncopés d’Akufen. Marc Leclair est celui qui se cache derrière le pseudonyme qui donne mal à la tête et aux oreilles. C’est un bidouilleur sonore depuis des années qui se trouve au bon endroit, au bon moment et qui débarque au début des années 2000 avec le micro-échantillonnage, une technique que bien peu de gens pratiquent à cette époque. C’est le début de Mutek et de belles rencontres sur le marché de l’Électro Européen quand My Way, le premier disque d’Akufen sort en 2002. Sans le savoir, Marc Leclair vient de créer un monstre qui bientôt le dépassera pour influencer une pléiade d’artistes attirés comme des papillons de nuit à une source lumineuse, par sa sonorité distinctive et innovatrice.


PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
  
Contriva - Unhelpful (Separate Chambers)
Trent Reznor & Atticus Ross - Almost Home (The Social Network)
Marc Leclair - 64e Jour (Musique Pour 3 Femmes Enceintes)



Pour notre capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui est une rétrospective des critiques de mes portant sur les meilleures parutions musicales de chaque semaine publiées ici même, également accessible par l’onglet blogue sur le site des Frères du Son. Ce mois-ci, ça  pas été facile de faire un choix pour vous présenter du matériel inspirant et original,mais j'ai tout de même réussis à vous dénicher quelques perles à vous mettre aux oreilles ! Pour en savoir plus sur les artistes entendus dans ce bloc musical, suffit de lire les articles antérieurs publiés sur ce blogue en en faire la recherche dans la barre latérale de gauche pour trouver toutes les informations relatives aux sujets recherchés.


PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Cake - Long Time (Showroom Of Compassion)
Jorane - Départ (Une Sorcière Comme Les Autres)
 The Soft Moon - Parallels (The Soft Moon)



Avec notre capsule Style Comme Genre, on vous fait découvrir des nouvelles tendances, de nouveaux genres qui ne cessent de se multiplier, donc on a pas fini de vous présenter cette chronique ! Cette fois-ci, on vous démystifie un style assez récent, une tangente particulière et un phénomène qui se répand un peu partout, que ce soit dans la Pop, le Métal, L’Électro, le Rock ou le Folk.


Ce mois-ci, on parle de Witch House, un sous-genre qui a fait son apparition vers l’été  2010. Je vous entends déjà dire : Bon, c’est quoi encore cette appellation-là ? Le Witch House, aussi connu sous le nom de Drag, suscite de vives réactions à savoir si c’est genre un ou un nom au hasard. La recette est une combinaison d’éléments, on a des synthés lourds et distortionnés, généralement un débit lent avec des voix fantomatiques principalement féminines, ce qui donne au style une facture résolument atmosphérique et psychédélique. Un mélange de Noise, Drone et des accents Hip-Hop ou Dubstep à l’esthétisme plus lugubre et mystérieux qu’à l’habitude. Une sorte de croisement entre la musique Gothique, Chillwave et le Rock Industriel. Les noms de groupes qui adhèrent au style font généralement allusion à la sorcellerie ou utilisent des pictogrammes et des images qui font référence au monde occulte.

Avec Salem, une formation qui fait beaucoup parler d‘elle, en bien autant qu’en mal, bref personne n’est indifférent en entendant une sonorité comme la leur. Salem c’est des gros synthés ultra-gras, un immense mur de basses, une bonne dose de distorsion partout, avec des paroles insaisissables noyées dans les effets. Ça donne une écoute déstabilisante où on n’se sait pas trop quoi penser de ce qui nous entre par les oreilles. Le trio de la région de Chicago formé par John Holland, Heather Marlatt et Jack Donoghue, avait laissé sa marque avec le maxi Yes I Smoke Crack en 2008 avant de disparaître en laissant des émules dans leur sillon. On dit que les membres de Salem se sont rencontrés pendant leurs études en art, alors qu’Holland était dans une période d’abus de drogues et baignait dans la prostitution…  Certains crient au génie, d’autre considère que c’est de la pure merde, quoi qu’il en soit, le premier album de Salem, King Night, paru en septembre 2010, est un véritable ovni musical.

Esben & The Witch, un groupe Anglais formé en 2008 par Thomas Fisher aux claviers et guitares, Daniel Copeman, aux programmations et guitares et Rachael Davies aux percussions et aux chants. Ensemble ils font une musique comparable à celle de Glasser, Bat For Lashes et Portishead. Le nom Esben & the Witch est inspiré d’un conte de fée Norvégien, ils ont une sonorité des fois féérique et envoutante, d’autres fois austère et mélancolique. Pour leur style très théâtral et raffiné, ils se sont mérités les louanges de critiques renommés tels que Pitchfork, NME et The Guardian. Ils ont su attirer l’attention du public en faisant les premières parties de groupe réputés comme The XX, Foals, Deerhunter et The Big Pink, entres autres. Esben & the Witch a aussi prêté une version allongée de sa chanson Corridors comme toile de fond à l’artiste d’art contemporain Karl Sadler pour son installation de forêt illuminée, à la dernière édition de l’évènement Londonien The Creators Project, au printemps 2010. Leur premier album complet Violet Cries vient à peine d’atterrir chez les disquaires et on est convaincu que la formation va continuer de faire parler d’elle dans les mois qui suivent.

Un projet de Chris Dexter Greenspan basé à San Franscisco qui s’appelle oOoOO et son approche davantage dans la veine Dubstep traditionnel que ce qu’on a entendu jusqu’à maintenant. Cette fois-là, on est en présence d’une variante intéressante sur le même thème, peut-être un des concepts les plus accessibles que la branche a à nous offrir avec une ambiance plus atmosphérique et un peu plus inquiétante qu’à l’habitude. Dire que la musique de oOoOO s’en tient qu’à un seul style serait très limitatif comme description. Les groupes Fever Ray et Nedry sont similaires aux sonorités que produit oOoOO, mais encore là, ne vous fiez pas seulement que sur ce que vous connaissez déjà, puisque l’approche est assez originale et rafraichissante. Sur une base Pop synthétique, avec un penchant IDM et aux accents Gothique, la musique que fait oOoOO interpelle au plus haut point. L’image qui se dégage du projet est aussi un souci important de Greenspan qui met tout en œuvre pour que l’esthétisme et la vision derrière sa recherche sonore soient reflétés par tout ce qui l’entoure.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL

Salem - Frost (King Night)
Esben & the Witch - Marching Song (Violet Cries)
oOoOO - Sedsumting (oOoOO EP) 

  

On vous invite à aller visiter fréquemment le site web des Frères du Son puisqu'on travaille fort pour ne cesser de vous présenter du nouveau matériel, Nous avons toute une série de nouveautés à l'horizon, dont l'entrevue avec la formation The Dears diffusée très bientôt et plein d'autres surprises dont la nouvelle compilation exclusive à paraître prochainement ! C'est à ne pas maquer et restez des nôtres, parce qu'on a pas fini de vous en donner !!

dimanche 6 février 2011

Parution de la Semaine - 8 Février 2011


La sorcière et quelle maison ?

Cette semaine, mon choix s'est arrêté sur un groupe qui fait dans un nouveau sous-genre et qui reste un terme encore controversé de Witch House, même si on peut chercher la House dans tout ça... On parle davantage du style à la Balado des Frères du Son de Février, disponible très bientôt !

Bref, il est question d'Esben & The Witch, un groupe Anglais formé en 2008 par Thomas Fisher aux claviers et guitares, Daniel Copeman, aux programmations et guitares et Rachael Davies aux percussions et aux chants. Sur Violet Cries, leur premier album complet, ils font une musique comparable à celle de Glasser, Bat For Lashes et Portishead. Le nom Esben & the Witch est inspiré d’un conte de fée Norvégien, ils ont une sonorité des fois féérique et envoutante, d’autres fois austère et mélancolique. Des voix éthérées, fantomatiques, plein de reverb sur tous les instruments, ce qui donne toute une atmosphère à l'enregistrement, des fois légèrement dérangeante et mystérieuse à souhait !


Pour leur style très théâtral et leur sonorité raffinée, Esben & the Witch s'est mérités les louanges de critiques renommés tels que Pitchfork, NME et The Guardian. Ils ont su attirer l’attention du public en faisant les premières parties de groupe réputés comme The XX, Foals, Deerhunter et The Big Pink, entres autres.


Esben & the Witch a aussi prêté une version allongée de sa chanson Corridors comme toile de fond à l’artiste d’art contemporain Karl Sadler pour son installation de forêt illuminée, à la dernière édition de l’évènement Londonien The Creators Project, au printemps 2010. Leur premier album complet Violet Cries vient à peine d’atterrir chez les disquaires et on est convaincu que la formation va continuer de faire parler d’elle dans les mois qui suivent.

Le percutant clip d'Esben & the Witch pour la pièce Marching Song

samedi 5 février 2011

Parution de la Semaine - 1er Février 2011


Après toutes les attentes crées par l'album We Are Monsters, paru en 2005, Rajko Müller, l'Allemand derrière le pseudonyme  Isolée revient enfin, presque 6 ans plus tard, avec son nouveau disque Well Spent Youth.

L'album est un brillant collage sonore dans la veine d'Akufen, alias Marc Leclair,  nous l'a démontré sur son album My Way en 2002. Entrainant, mais downtempo, de la polyrythmie bien dosée, un certain chic urbain se dégage de créations d'Isolée. Simple et efficace, mais qui nous prend pas pour des cons et qui ne fait pas dans le complexe pour faire compliqué, dans la plus pure manière de l'école de pensée des minimalistes. Je vous propose Isolée et son plus récent album  Well Spent Youth dans sa totalité, en streaming pour notre bon plaisir !


Ce DJ et producteur a réussis, en toute modestie, à populariser un style, qui est généralement relégué aux plus cérébraux et connaisseurs, accessible à un plus large et diversifié public. La répétition est toujours la clé, prendre son pied sans prendre la tête, c'est ce que je crois qu'Isolée réussis à accomplir, autant sur scène que sur ses enregistrements.

Le montage vidéo pour la pièce Beau Mot Plage par Isolée