vendredi 29 avril 2011

Chef-D'Oeuvre du Mois - Avril 2011


A Lull est le projet musical du mélange des cerveaux de Nigel Evan Dennis, Todd Miller and Mike Brown, qui mélangent plusieurs styles ensemble, au menu sur Confetti, son deuxième album, beaucoup de polyrythmie et des structure hypnotiques aux élans un peu psychédéliques.

Une autre exceptionnelle parution de l’étiquette de disque Mush Records. Décrire le style qu’emprunte l’album Confetti s’avère impossible, puisque comme le titre l’indique, c’est plein de petits morceaux différents qui composent le disque. Par moments, on peut penser à la formation Elbow, d’autres à Braids, d’autres fois encore à Son Lux ou PVT (Pivot), complexe tout en ayant une base Pop, à l’image de la pochette du disque, c’est indescriptible et très beau. On dirait que A Lull mélange 3 pièces qu’il nous joue simultanément, ce qui favorise plusieurs écoutes, étant un enregistrement multidimensionnel. On passe par des émotions fortes à l’écoute du disque, généralement dans un état d’esprit positif, intense et motivant, pour une raison que je n’arrive pas à cerner, on sort de cette expérience insufflé de vibrations positives. On ne peut pas se lasser rapidement des pièces du disque Confetti, puisque presqu’à chaque fois qu’on l’entend, on y retrouve quelque chose de nouveau.

Confetti par A Lull

A Lull fait une musique parfaite pour apaiser toutes nos angoisses de la journée, pourtant loin d’être un disque Nouvel-Âge, pas ambiant pour autant, il favorise une introspection profonde, autant avec les paroles que ses magnifiques mosaïques sonores. Une certaine sagesse plane autour des compositions, un sens caché, comme un secret ou un mystère indéchiffrable, A Lull a réussi à créer une des meilleurs parutions de l’année à venir jusqu’à maintenant!

mardi 26 avril 2011

Parution de la Semaine - 26 Avril 2011


Avec Mirrorwriting, le très attendu premier disque complet de Jamie Woon, qui suit les traces de James Blake de très près, encore une fois un anglais arrive avec une sonorité qui mélange Soul, R&B et des pointes de Dubstep. Puisque pratiquement n'importe-qui se le permet ces temps-ci et en autant que c’est fait d’une manière inspiré, je pense que ça vaut le peine d’en parler!

Mais justement, est-ce que tout le battage médiatique autour de ce jeune homme en vaut vraiment la peine et est-ce que son album est à la hauteur des attentes? C’est certain que la facture est très Pop, peut-être un peu trop selon les goûts, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soit, sauf qu’il faut admettre qu'on s’attendait à quelque chose d’un peu plus expérimental. Par contre, Jamie Woon contrôle bien sa voix. À mon humble avis, l’album Mirrorwriting est une bonne œuvre R&B moderne, très léchée et stylisé, mais sans être renversante, loin d’être un disque qui traversera les époques, mais à l’ère dans laquelle on vit, rare est la musique qui le fera au rythme qu’on la consomme...


Si on cherche une sonorité aux tendances IDM à la manière de B.Fleischmann, on en est loin et il est où le Dubstep là-dedans? On se le demande, puisque c’est pas parce que quelques-unes de ses pièces se font remixées par des producteurs à la sauce Dubstep, que s’en est. Il a seulement fallu qu’une grosse pointure comme Burial revisite une des pièces de Jamie Woon, pour qu’il se fasse apposer l’étiquette du style. Je trouve que le mot Dubstep est collé à pas mal de choses qui ne le sont pas, juste pour surfer sur une vague de popularité ou de mettre certains artistes en avant-plan avec l’engouement que le terme suscite. 

Le stylisé et brillamment monté clip pour la pièce Night Air de Jamie Woon

jeudi 21 avril 2011

Parution de la Semaine - 19 Avril 2011


tUnE-yArDs, c'est un projet Folk-expérimental de Merrill Garbus, originaire de la Nouvelle-Angleterre, qui revient avec w h o k i l l, son deuxième album.



Après le très prometteur premier disque Bird-Brains, initialement lancé et réalisé de manière 100% autonome en 2009, tUnE-yArDs nous laissait déjà comprendre que nous avions affaire à une artiste qui n'a pas peur de s'aventurer loin  des conventions établies. L'approche crue et sans compromis de l'artiste me rappelle un peu la formule minimaliste et théâtrale du duo Wildbirds & Peacedrums. Sur w h o k i l l, on retrouve un peu plus de variété au niveau des arrangements que sur son disque précédent avec la présence de saxophone et basse qui viennent compléter le ukulélé et les percussions programmées. Les structures des compositions sont plus accessibles avec une sonorité plus léchée que sur son premier effort, sans dénaturer son approche musicale pour autant.

Tune-Yards - Gangsta par The Vinyl District

Avec l'approche vocale légèrement Soul et le timbre de voix assez particulier de Merirll Garbus, un vent de fraicheur émane plus que jamais sur chacune des créations de tUnE-yArDs. L'ambiance de l'album w h o k i l l est festive, un peu déjantée, mais toujours livrée d'une manière convaincante et encore plus assumée qu'auparavant. Avec son plus récent enregistrement, on détecte quelque chose de naïf, enfantin, mais dans le meilleur des sens, juvénile et sage en même temps! Étrangement ensoleillé pour venir agrémenter un printemps qui a peine à s'installer.

Clip enjoué et espiègle pour la pièce Bizness de tUnE-yArDs

mardi 19 avril 2011

Parution de la Semaine - 12 Avril 2011


Amiina, le quatuor à cordes qui accompagnait la formation toute aussi Islandaise Sigur Ròs, revient enfin avec Puzzle, son 3e album avec une sonorité assez différente de ses précédents enregistrements.

Sur leur petit dernier, on retrouve une sonorité moins féminine, plus près du Post-Rock, appuyée par des percussions et une basse, donc une section rythmique plus présente que jamais. Le groupe, auparavant entièrement féminin, s’est maintenant doté de 2 membres masculins à temps plein, de là la différence dans l’approche musicale, même si l’on sent encore les touches distinctives comme seulement Amiina savent si bien le faire. Des petites berceuses sont éparpillées à travers l’album, mais cette fois, nous sommes en présence de compositions beaucoup plus diversifiées, où on se demande même si c’est vraiment elles qu’on entend par moments. Méconnaissables, les filles d’Amiina évoluent et leur projet musical prend un virage inattendu pour tout amateur du groupe, mais c’est un changement qui leur fait bien et qui nous prouve qu’elles sont capables d’autre chose que ce à quoi elles nous ont habitués.

Puzzle par Amiina

On croirait entendre Mum ou Air sur quelques pièces du disque Puzzle, avec ses arrangements plus riches et son approche vocale plus assumée, pourvues de paroles anglophones et de timbres de voix masculins. Des ambiances apaisantes et stimulantes tapissent l’album, un peu comme le titre l’indique, chacune des compositions sont différentes et s’imbriquent les unes dans les autres pour former un tout cohérent. Tout en subtilité et finesse, Puzzle, leur plus récent opus positionne Amiina parmi les groupes à surveiller, ce qui démontre hors de tout doute que le groupe n’a pas fini de nous surprendre en nous emmenant ailleurs avec sa propre mini révolution musicale!

Le très artistique vidéo pour la pièce Sicsak d'Amiina

lundi 18 avril 2011

Parution de la Semaine - 12 Avril 2011 (Ex-aequo)

 
Je ne sais pas ce qui a bien pu se passer pour qu’il y ait autant de bons albums qui sont parus la semaine du 12 Avril 2011, mais il faut avouer qu’on est choyés cette année avec la parution d’une multitude de magnifiques surprises et d’œuvres longuement attendues d’artistes très inspirés et que nous apprécions beaucoup.
Hauschka avec l’album Salon des Amateurs, n’en est pas une exception. L’allemand Volker Bertelmann, l’homme derrière le nom du projet, revient déjà après son disque Foreign Landscapes, paru l’an dernier. Vous pouvez d’ailleurs lire à ce sujet à ma chronique de la Parution de la Semaine du 12 Octobre 2010. Lui qui nous avait habitués à une formule beaucoup plus épurée, cette fois-ci il nous a concocté des petits bijoux instrumentaux, plus riches et axées sur la rythmique que jamais. Des nappes sonores sensibles et toutes en subtilités sont parsemées à travers le disque. Le piano préparé fait toujours parti des éléments qu’on peut s’attendre à retrouver dans ses enregistrements, avec des structures répétitives, voire hypnotiques, il nous envoute dans une ambiance particulière, comme lui seul peut y arriver.


Beaucoup plus diversifié et vibrant qu’auparavant, la musique qu’a réalisé Hauschka pour son Salon Des Amateurs, arrive à accompagner pratiquement n’importe-quel moment de la journée et à nous transporter aux confins de notre imaginaire. On se sent comme dans un rêve éveillé avec ses mélodies intemporelles, où on ne peut savoir quand exactement cette œuvre a été conçue, ni quelle étiquette lui apposer. Néo-Classique, Avant-Garde, Post-Rock, expérimentale, c’est un peu de tout ça, sans adhérer complètement à aucuns de ces styles en particulier. Si les influences sont variées, le résultat n’en demeure pas moins unique!

mardi 12 avril 2011

Baladodiffusion des Frères du Son - Édition Avril 2011


D'ici la fin du mois, Les Frères du Son ont quelque chose de gros à vous présenter! Non, nous ne sommes pas enceintes, mais c'est tout comme, puisque notre nouvelle compilation, Les Frères du Son Vol.2 va enfin voir le jour après plus d'un an de dur labeur. Montag, Pawa Up First, Alexandre Désilets, Mathématique et Maxime Robin font parti des artistes qui nous ont généreusement pondu du matériel exclusif pour cette toute nouvelle édition de notre compilation numérique gratuite!  Il y aura aussi un évènement lancement au Bistro In Vivo à Montréal, Samedi le 30 Avril à partir de 21h, avec des mini prestations de Chartier+4, Antoine CorriveauThe Banjo Consorsium et The Vasts, en plus et l'entrée n'est que de 5$ et vous pourrez même vous abonner à notre section Fidèles sur place! Ah oui, en passant, jetez un coup d'oeil à notre entrevue avec Radiohead, ça vaut vraiment la peine...


En parallèle, puisqu'il est encore disponible en téléchargement gratuit, vous pouvez vous ruer sur le Volume 1, paru l'an dernier au moment de l'inauguration de notre site web, via la bannière au bas de l'onglet Audio, accessible avec 4 nouvelles entrevues diffusées la première semaine de Mai, moment du grand dévoilement de la section Fidèles des Frères et ses nombreux avantages. Puisqu'en plus de notre compilation de chansons inédites, on vous offre une série de baladodiffusions 100% musicales thématiques disponibles sporadiquement à travers l'année et des montages exclusifs sur certaines des grandes questions à la sauce Les Frères du Son.  En plus, en vous abonnant, vous avez accès aux entrevues 15 jours avant leur jour de diffusion au grand public. Ce qui témoigne qu'on est constamment à chercher de nouvelles idées et de nouveaux projets à vous offrir!


Un Petit Goût de Boulimie, c’est notre capsule qui récapitule les parutions qui ont retenues mon attention au cour des semaines précédentes. Ces articles sont publiés ici mêmes, dans les articles du mois de Mars, aussi accessible via l’onglet blogues sur le site des Frères du Son et même sur Côté Blogue. Voici la liste de la musique entendue pour notre premier segment de notre balado du mois d'Avril.

 PIÈCES ENTENDUES À CE BLOC MUSICAL
Federico Aubele avec Natalia Clavier - Lágrimas Viejas (Berlin 13)
On a Créé UN MONSTRE - Dorval (L’Iceberg)
The Joy Formidable - A Heavy Abacus (The Big Roar)

BONNE ÉCOUTE !


Pour cette capsule de Mon Étiquette c’est ma Casquette, qui est une chronique sur les étiquettes de disques qui ont le don de nous faire entendre des artistes qui nous semblent inspirées et de nous présenter des œuvres intéressantes. Donc voici la compagnie que nos tympans ont choisie cette fois-ci.


 Brownsound Recordings, c’est l’étiquette de disque fondée en 2006 par Gilles Peterson, une véritable légende vivante sur la scène Acid-Jazz et House-downtempo aux accents latins très funky. On le compare même à feu John Peel, une autre figure de proue radiophonique et disc-jockey, puisque tout comme lui, Peterson, qui roule sa bosse depuis le milieu des années ’80, est aussi DJ anglais et animateur radio pour la BBC. Avec sa notoriété, Gilles Peterson peut facilement se permettre de choisir les meilleurs endroits pour se produire en prestation et il est également producteur à ses heures pour le projet cubain, Havana Cultura. Constamment à la recherche de sons rafraichissants, Gilles Peterson sillonne le globe à la recherche de talents cachés pour venir s’ajouter à la liste d’artistes sur Brownsound Recordings, avec des ambiances particulièrement jazzy, par des artistes qui osent faire des métissages insoupçonnés de différents styles musicaux.

Avec une étonnante découverte pour ma part, Ghostpoet, un artiste qui mélange R&B avec des textes livrés façon Spoken Word, avec une nappe sonore électro downtempo à l’attitude Hip-Hop aux penchants psychédéliques. Le MC qui se cache derrière le nom du projet Ghostpoet est Obaro Ejimiwe, un résident anglais avec ses racines au Nigéria. Sur Peanut Butter Blues & Melancholy Jam, son premier album complet, on sent un côté légèrement Raggae dans son approche vocale, même si son flow est peu convainquant par moments, je dois dire qu’on s’y fait rapidement après à peine quelques pièces du disque. L’enregistrement manque juste d’un peu d’assurance et d’énergie pour que la sauce lève à son plein potentiel, mais au fond, peut-être que c’est le but de l’exercice... Pour ce qui est du volet musical de Ghostpoet et du concept global du disque Peanut Butter Blues & Melancholy Jam, on retrouve un traitement sonore recherché et singulier et des structures rafraichissantes, le tout couronné par un hymne Rock. Faut aussi que j’avoue que je me considère très exigent envers tout ce qui tourne de près ou de loin autour du Rap, mais je peux affirmer que Ghostpoet a réussi à captiver mon ouïe assez facilement en me rappelant King Midas Sound et Gil Scott-Heron.

Avec la popularité que connait la recette de James Blake ces temps-ci, je ne serais pas surpris de voir qu’on accorde beaucoup d’attention à la musique de Ben Westbeech au cours des prochains mois. En provenance de l’Angleterre lui aussi, ce violoncelliste de formation produit un dérivé de musique Soul qui rencontre certains aspects du mouvement Dubstep. Producteur de musique Jazz-House depuis quelques années, maintenant Ben Westbeech fusionne allègrement des éléments de la culture Hip-Hop et de la scène Drum ‘n Bass et c’est bien l’amalgame de ces influences qui le distingue autant! On attend avec impatience There's More To Life Than This, son premier album complet en 4 ans, qui devrait sortir plus tard cette année et je suis curieux d’entendre ce que Ben Westbeech nous réserve!

Elan Mehler, c'est un pianiste Jazz et son album, The After Suite, un disque aux airs Jazz-contemporain, avec des compositions raffinées aux passages exploratoires sur les bords. Son jeu me fait un peu penser à celui de Gonzales à l’époque de son album Solo Piano, mais en version moins épuré au niveau des arrangements et seulement sur certaines pièces. Elan Mehler, qui arrive de New-York, actuellement résident Parisien, connait un engouement peu commun pour son style de musique depuis ses débuts en 2007. The After Suite, est un de ces albums créé après une rupture affective douloureuse qui aurait aisément pu tomber dans la noirceur, mais qui, bien au contraire, est tout en relief et en sensibilité, surtout avec la fabuleuse voix de Becca Stevens, qui vient rehausser les compositions d’Elan Mehler.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Ghostpoet - Us Against Whatever Ever (Peanut Butter Blues & Melancholy Jam)
Ben Westbeach - Falling (remixée par Dark Sky)
Elan Mehler et Becca Stevens - The 54th Leap (The After Suite)



 C’est maintenant le temps pour la capsule Une Note Vaut Mille Mots, notre chronique sur les projets musicaux majoritairement instrumentaux. Fidèles à nos habitudes, encore une fois ce mois-ci, on est allé vous dénicher une musique inspirante qui provient d’un peu partout à travers le globe.

On commence avec le projet anglais Walls formé en 2009 par Sam Willis et Alessio Natalizia, ensemble, ils font une musique qui oscille entre l’Électro-Glitch, IDM et un peu Techno-ambiant. On compare le duo avec d’autres projets comme Lusine, qu’on a parlé et qu’on peut entendre à notre balado du mois de Janvier. On trace aussi des parallèles entre la musique de la formation Walls avec le genre Ambiant particulièrement texturé que fait Ulrich Schnauss, aussi à The Field, pour cette petite déchirure sonore et ses structures hypnotiques. Walls fait dans les atmosphères ouatées, perdus quelque part entre l’éveil et les rêves, la piste de danse et le lit ou la lucidité et le délire. Walls a fait paraitre 8 pièces qui nous laissent en appétit, puisque l’album homonyme ne dépasse pas la demi-heure.

Une formation québécoise nommée tout simplement Voilà! mais ce qu’elle fait comme musique, c’est pas simplet même si le nom est tout simple. C’est un quatuor de la région de Montréal formé en 2007. Ils font des structures un peu complexes sans faire de la musique pour de la musique, loin d’être hermétiques, riches en instrumentation, à la manière de Patrick Watson pour l’aspect plus Pop-exploratoire. Dans un registre similaire à Torngat, Pawa Up First et à peu près tout ce qui se trouve sur l’étiquette de disque Constellation, d’innombrables comparaisons à la vague Post-Rock viennent en tête, mais tant que c’est fait avec du bon goût, originalité et professionnalisme, on n’a rien contre! Voilà! a 2 enregistrements à leur actif, Le Congo Pour les Lions et Odessa, et la formation fait des pièces aux structures progressives, majoritairement instrumentales, mais ça n’empêche pas les membres du groupe d’avoir des envolées lyriques ou vocales par moments. On attend encore le disque officiel, puisque le groupe semble être un fervent défenseur de son indépendance, en tout cas, vu de l’extérieur, mais est-ce que c’est réellement le chemin qu’ils ont choisi ou est-ce que c’est par choix, sinon par dépit, Voilà! la question!

Erik Truffaz 4Tet c'est le retour à la version quatuor, visiblement bien entouré, le trompettiste français n’a plus de réputation à se faire et sait comment s’attirer des projets les plus impressionnants et différents les uns des autres. Pour In Between, son plus récent disque, Truffaz a fait appel à ses musiciens pour reformer à nouveau son collectif avec Marcello Giuliani à la basse, Marc Erbetta à la batterie et Benoît Corboz aux claviers, tous des collaborateurs de longue date. Pour In Between, Erik Truffaz et sa bande sont allés chercher le vocal imposant de Sophie Hunger pour quelques-unes des pièces, elle qui, soit-dit en passant, a fait un ravage à son dernier passage au Festival de Jazz de Montréal, l’an dernier. Cet enregistrement est un éventail d’émotions, des pièces plus accessibles s’entremêlent à d’autres plus corsées, sans pour autant perdre le fil conducteur de l’album. Avec In Between, comme le titre le dit, on est entre 2 eaux, inconfortable par moments, un peu comme être assis entre 2 chaises, mais où la trompette feutrée de Truffaz vient tout équilibrer.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Walls - Hang Four (Walls)
Voilà! - Le Noctambule (Odessa)
Erik Truffaz 4tet - BC One (In Between)



Pour notre capsule d’Autopsie de CD, qui plonge en profondeur dans un enregistrement, en vous offrant 3 extraits du même album. Cette fois-çi, il est question d’un artiste encensé par les critiques, on en parle partout, mais on doit avouer qu’on n’a pas su résister nous non-plus.


Il est question de l’incernable Nicolas Jaar, c’est le meilleur qualificatif que je puisse utiliser pour décrire les différents genres et ambiances empruntés par les pièces sur son album Space is Only Noise.

Originaire de la région de New-York, Nicolas Jaar a seulement 21 ans et il réalise des compositions qui mélangent l’Électro de différents styles, mais surtout IDM, le Jazz-contemporain et Fusion avec des rapprochements avec la Musique-actuelle et même certains éléments Électroacoustique. On retrouve aussi une variété impressionnante d’échantillons éparpillés sur le disque qui passent par de la narration, des poèmes récités, des enfants qui jouent et autres sons environnants qui nous enveloppent et nous transportent dans une atmosphère singulière comme seuls les grands esprits peuvent réussir à accomplir. Nicolas Jaar fait une musique aux saveurs nocturnes, Downtempo ou Ambiant, minimaliste, mais très recherchée avec une belle profondeur au niveau l’approche musicale. Même chose encore plus pour l’aspect lyrique, très réussi et varié, servis avec une bonne dose d’Autotune à la manière de James Blake, par contre, c’est bien le seul rapprochement qu’on peut faire entre les 2 artistes, puisqu’à part le terrain Ambiant qu’ils se partagent, ils ne se ressemblent pas vraiment. Space is Only Noise, c’est un éventail d’émotions et de textures sonores, un enregistrement multidimensionnel qu’on continue de découvrir presqu’à chaque écoute. Entendre le disque Space is Only Noise pour la première fois est une expérience hors du commun, une qui ne peut faire autrement que de marquer profondément, un peu comme un trip de drogue sans les effets secondaires! Méfiez-vous, c’est un de ces albums qui peut créer une dépendance et on peut se surprendre à le faire rejouer fréquemment. Après la parution de quelques pièces en 2010, maintenant, on peut affirmer que pour un premier album, c’est impressionnant au plus haut point et on peut gager que Nicolas Jaar est voué à un avenir très prometteur. Personnellement, j’ai déjà hâte d’entendre la suite!

Trio de pièces tirées de Space is Only Noise par Nicolas Jaar
Colomb
Keep me There
Space is Only Noise if You Can See



Restez des nôtres puisque le meilleur est encore à venir. La semaine du 4 Mai, on vous présentera nos entrevues avec Four Tet, Suuns, We Are Wolves et Caribou, tout ça combinée à l'arrivée de notre compilation de 17 nouvelles pièces d'artistes que vous connaissez et l'inauguration de notre section réservée aux Fidèles des Frères du Son avec toute ces nouveautés, ce sont des rendez-vous à ne surtout pas manquer!

vendredi 8 avril 2011

Parution de la Semaine - 5 Avril 2011


Gangpol & Mit, c’est un projet originaire de Bordeaux en France, formé en 2004 par un duo d’artiste excentriques. C'est un binôme composé par Guillaume Castagne et Sylvain Quément, chacun détient un rôle bien spécifique :  l'un s'occupe de la partie sonore,  l'autre de la partie graphique, de là leur slogan : sonic & visual in love. Leur démarche artistique est généralement conçue sous l'égide de l'humour ironique et absurde et ils ont même un volet pédagogique à leur projet sous la forme de Carton Park, leur création interactive qui vise un public d'enfants de 6 ans et plus.


Pour The 1000 Softcore Tourist People Club, leur tout nouveau disque signé sur Ipecac, l’étiquette de disques de Mike Patton, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose qu’une folie à peine contrôlée. Un enregistrement déjanté, un peu dans la même veine que la formation Tipsy, mais à la sauce légèrement plus Postmoderniste. L’écoute de leur plus récent album de Gangpol & Mit est un véritable périple sonore, même qu’une certaine connotation asiatique est effleurée sur une des pièces, qui est non sans me rappeler l'ambitieux et décalé projet opéra de Daman Albarn, Monkey: Journey To The West, dérivé de l'univers de Gorillaz, mais en version moins accessible. Côté instrumentation, c’est très riche et varié, on a même droit à du clavecin éparpillé entre les nappes sonores Éléctro. The 1000 Softcore Tourist People Club, c'est un véritable patchwork d’influences très diversifiées, assemblé par main de maître, un bijou auditif assez inspiré et inusité.  La musique de Gangpol & Mit est certainement étrange, mais certainement pas inaccessible pour autant, c’est un peu comme se retrouver dans l’univers particulier de Tim Burton, à la fois beau et bizarre!