dimanche 30 octobre 2011

Chef D'Oeuvre du Mois - Octobre 2011


Ce mois-ci, je ne pouvais passer sous silence la parution d’All Things Will Unwind, le nouvel album de My Brightest Diamond, projet de la multi-instrumentiste Shara Worden, originaire de New-York et résidente de Détroit, où elle y a puisé son inspiration dans la beauté des usines désaffectées embellies par des fresques ou différente réutilisations des lieux.


Depuis ses débuts en 2006, elle a signé 3 albums, sans compter les nombreux remixes et elle a accumulée de précieuses collaborations pour en arriver à une réputation d’artiste inspirée et talentueuse. DM Stith est l’un de ses fidèles collaborateurs et sa voix sa marie parfaitement à celle de My Brightest Diamond, comme le démontre si bien leur duo sur la pièce Everything is In Line, la pièce qui a inspiré le titre de son plus récent disque. Attiré par tout ce qui est théâtral, Miss Worden ne se prive pas sur scène en ayant recours à des costumes élaborés qui varient selon ses humeurs. Be Brave, le premier extrait d’All Things Will Unwind avec son clip stylisé, ses arrangements à cordes et son intensité peu commune, ne pouvait faire autrement qu’interpeller l’auditeur et de le faire saliver à savoir quels autres bijoux musicaux se cachait sur son nouvel opus.


My Brightest Diamond - We Added It Up via My Brightest Diamond

My Brightest Diamond mélange allègrement des éléments de musique de chambre avec une approche similaire à l’opéra avec une bonne base Folk-RockL’ex-musicienne de Sufjan Stevens, s’inspire autant d’Antony & the Johnsons que d’un répertoire plus classique, sinon Jazz ou carrément Pop. On la compare à St. Vincent, Claire & the Reasons, Shannon Wright ou Soap&Skin et ce sont des parallèles très élogieux, vous pouvez me croire si vous ne connaissez pas encore, bref, prenez pas ma parole, allez plutôt écouter sans plus tarder, ça en vaut amplement le temps investis!




Je dois avouer que mis à part quelques pièces ultra accrocheuses, ce n’est pas dès la première écoute qu’on apprécie le plus récent enregistrement de My Brightest Diamond, il faut se laisser apprivoiser, se faire l’oreille en quelque sorte et c’est à ce moment que l’album se révèle sous toutes ses couleurs. All Things Will Unwind est un disque ambitieux, magnifiquement réalisé et tout en subtilités, avec ses messages cachés où il faut lire entre les lignes pour mieux saisir l’essence des textes. Un de ceux-là qui traversent le temps, inspiré au plus haut point et j’ose le dire, grandiose!

Intenses montage de séquences théâtrales pour le visuel de la pièce Be Brave

mercredi 26 octobre 2011

Parution de la Semaine - 25 Octobre 2011


Tom Waits revient avec Bad As Me, un nouvel album dans la plus pure des traditions de l’artiste, sans se répéter pour autant.

Cette espèce de poète rabougris, bluesman crasseux qu’est son personnage de scène, possède un don pour raconter des histoires qui dépeignent des scénarios dans nos cerveaux avec ses textes toujours aussi métaphorique et philosophiques. On le sait, quand on est le pote à William S. Burroughs et Jack Kerouac, on peut difficilement faire autrement que d’avoir un univers particulièrement imagé et même légèrement dérangé. Tom Waits a le mérite de ne pas être tombé dans le panneau de devenir une caricature de lui-même et ce, malgré les décennies que sa carrière a traversée. Pour Bad As Me, ce 17e album studio, il nous revient avec une formule du genre Rock n’Roll intemporelle, avec une attitude un peu plus crooner qu’à l’habitude. Certaines fois, on pense à Nick Cave pour son intensité émotionnelle un peu déjanté et surtout les intonations empruntées par M. Waits.

Tom Waits - Bad As Me via Anti Records

Entouré de musiciens chevronnés, les guitares sont le fruit que nul autre que Keith Richards, l’illustre membre des Rolling Stones (avec lequel il chante un duo sur la pièce Last Leaf) partagé avec Marc Ribot, fidèle collaborateur de John Zorn et Mike Patton, Flea des Red Hot Chili Peppers à la basse et des légendes du Blues comme Charlie Musselwhite à l’harmonica et Big Joe Turner pour son groove indéniable. Parfois une ambiance de piano-bar noyé dans la fumée et rempli de personnages louches semble se dégager des pièces concoctées sur Bad As Me. D’autres fois, c’est un genre de rockabilly des années de la prohibition et musique similaire à celle de l’époque des boardwalks des années folles à New-York qui se dépeignent comme tableaux entre nos 2 oreilles, de sorte qu’on ne sait pas exactement quand ce disque a été produit. Des ballades mélancoliques et des valses débridées, dans la plus pure tradition de Tom Waits, figurent une fois de plus sur son plus récent enregistrement, mais aucun album de l’artiste ne serait complet sans unes de celles-ci!

Le vidéo de Tom Waits pour sa pièce Satisfied

vendredi 21 octobre 2011

Parution de la Semaine - 18 Octobre 2011


Moholy-Nagy, c’est une formation qui fait un genre d’Électro à la sauce Post-Rock à la manière de Boards of Canada et Dextro sur l’album Like Mirage.
Le trio est le résultat d'une collaboration entre des musiciens de San Francisco et Berlin qui ont réalisé un disque certainement Ambiant, mais qui contient des éléments pas seulement planants, mais des textures plus rythmées que le style offre habituellement. Entre les subtiles nappes synthétiques se trouvent des percussions et une variété impressionnante d’instruments qui sonnent comme ils devraient sonner, donc on nage dans le concret, non seulement dans une atmosphère abstraite et éthérée. Avec Moholy-Nagy, on retrouve de vraies basses, batterie et des sons plus classiques au piano se font entendre un peu partout à travers Like Mirage, leur premier album, de sorte que les pièces entendues sur l’album ne font pas seulement qu’accompagner notre sommeil (quoi qu’elles puissent très bien faire l’affaire), mais sont assez stimulantes pour être écoutées avec une attention soutenue.


Les riches structures polyrythmiques captivent l’ouïe par les couchent successives de sonorités employés et la minutie avec laquelle elles ont étés conçues, tout est à sa place, calculé pour être agréable à entendre, ce qui en fait un disque qu’on retrouve successivement sur notre platine ou dans nos listes de lectures. Le piano est souvent mis en avant-plan, un peu à la manière des structures d’Ulrich Schnauss ou de Max Richter, drapé par des nappes de synthétiseurs et d’autres programmations plus ou moins subtiles selon les pièces. La spatialisation stéréo et l’utilisation d’effets ou de filtres sont judicieusement choisis, qu’on écoute cet album avec un casque ou un bon système de son, on le constate facilement. Au niveau de la dynamique musicale, on pense parfois aussi à la formation Tortoise pour l’aspect un peu plus tonifié de ce que Moholy-Nagy sait faire… Non mais quel nom tout de même, j’arrive à peine à le retenir tellement il est peu commun, des fois je me demande tellement où ils vont chercher l’inspiration pour leur appellation, mais bon, n’en reste pas moins que malgré un nom qui tient difficilement en bouche, le groupe a conçu tout un album avec Like Mirage, un qui sent l’escapade émotionnelle et le ressourcement!

mercredi 19 octobre 2011

Plaisir Coupable d'Automne 2011



Sur le nouvel album de Puscifer, Maynard James Keenan, le chanteur du groupe Tool et A Perfect Circle revient avec Conditions of My Parole, leur deuxième enregistrement.


Puscifer, on s’en doute, c’est du Rock musclé, viscéral, avec une approche intense et théâtrale, avec une touche d’éléments synthétiques un peu partout sur l’album. L’image de la pochette est ridicule, tout comme l’était V is For Vagina, leur disque précédent, une image pas du tout représentative de ce que l’on y entend. J’adore la façon dont Maynard utilise sa voix, reconnaissable immédiatement pour n’importe-quelle personne qui a écouté un tant soit peu ce que fait la formation Tool, à la différence qu’on le sens plus libre d’explorer sur le plan musical et moins contraint à une formule, sauf sa manière de chanter qui demeure sa signature.


Prenant, tant au niveau des arrangements et des compositions qu’au niveau de la performance vocale, comme la pièce Green Valley en est un bon exemple, probablement l’un des moments les plus touchants de l’album Conditions of My Parole. Un genre de conte musical, une fable, une histoire se déroule au fur et à mesure que l’album avance et on comprend que nous avons ici un album-concept. Le CD a beau être douteux, si on ne se fie qu’à la pochette, mais il vaut la peine qu’on s’y attarde pour la diversité des avenues explorées. On passe par des genres d’odes mélancoliques, d’autres pièces purement Électro et des passages Rock-progressifs, sans sourciller. Le dernier de Puscifer est idéal pour tout amateur de ce que font les groupes Archive, UNKLE (dépendamment des contributions vocales), Tricky et Massive Attack.

Clip satyrique de Puscifer pour la pièce Conditions Of My Parole

samedi 15 octobre 2011

Parution de la Semaine - 11 Octobre 2011


Björk, cette magnifique fée Islandaise, revient avec Biophilia, un enregistrement envoutant et surprenant, même de la part d’une artiste aussi versatile.

Après autant d’années et pour ce douzième album (sans compter les enregistrements live), on pourrait croire que la formule s’essouffle, qu’on a enfin réussi à cerner son univers créatif, mais il n’en est rien. Björk réussi encore à nous dérouter, même si on n’attendait rien de moins de sa part, elle s’aventure dans des contrées plus expérimentales que jamais avec des envolées Drum n’ Bass, comme la pièce Crystalline, le deuxième extrait de Biophilia peut en témoigner. D’ailleurs, le clip pour cette pièce a été réalisé par le célèbre Michel Gondry et l’esthétique de la pochette du disque est directement tirée de son premier clip pour la pièce Moon. Sans se réinventer pour autant, c’est rafraichissant d’entendre Björk embarquer dans la veine Breakbeat pour plaire à la Bass Generation, surprenant qu’elle ne l’ait pas fait plus tôt, surtout que tout le monde se met à faire un style qui tourne autour du Dubstep de près ou de loin ces temps-ci! Les structures des pièces font appel à des instruments et des sonorités un peu déstabilisantes, des accords dissonants, un peu angoissants, comme une trame sonore pour un film d’horreur par moments. Les harmonies vocales sont bien présentes et très prenantes, un peu comme le travail qu’elle avait fait sur l’album Medulla.

Vidéo pour la pièce Crystalline de Björk réalisé par Michel Gondry


L’album Biophilia est une synthèse de tout ce que Björk fait si bien, une ode contre la paresse intellectuelle à l’ère de la stupidité, comme les paroles de la pièce Hallow le dépeignent si bien, si on se donne la peine d’écouter un tant soit peu attentivement… a voix et la musique ne sont certainement pas destinés au grand public, tout comme chaque enregistrement que l’artiste nous créée, à la différence qu’elle joue encore plus d’audace pour celui-ci. Les pièces sont étonnantes, puisque plusieurs d’entre elles débutent dans la plus pure tradition de l’artiste, pour muter complètement en quelque chose de beaucoup moins commun chez-elle, des compositions remplies de rebondissements du début jusqu’à la fin. Envoutant et apaisant par endroits, violent et viscéral ailleurs, l’album Biophilia est un périple émotionnel tout en relief, un peu comme le paysage Islandais, c’est la beauté des contrastes finalement!

Premier extrait vidéo pour l'album Biophilia avec la pièce Moon par Björk

lundi 10 octobre 2011

Parution de la Semaine - 4 Octobre 2011


Zola Jesus revient après la parution de 3 maxis et un disque complet, avec son deuxième album Conatus, celui qui affirme qu’elle mérite une place parmi les plus grands artistes musicaux de notre époque.


Zola Jesus est l’alter-égo que s'est créé Nika Rosa Danilova, originaire de Russie, une solitaire qui a grandie près de la forêt, dans le Wisconsin. La surdouée qui a terminé ses études secondaires en à peine 3 ans, est allée étudier dans le domaine des affaires au collège, après s’être rendue compte qu’elle ne se sentait pas à sa place, elle opta plus tard pour une formation en français et en philosophie. Attirée par le chant dès l’enfance, elle étudia le chant classique avant d’arrêter pour des troubles d’anxiété, sa voix et les résultats étant très insatisfaisants selon ses attentes. La jeune femme, qui dit s'être inspirée de Jésus et d'Émile Zola pour son pseudonyme, ne cesse de surprendre à chacune de ses créations, depuis Spoils, son tout premier album enregistré en hiver dans son appartement. Comment faire autrement? Avec son timbre de voix on ne peut plus singulier et une approche très théâtrale qui rappelle Kate Bush, Zola Jesus est un projet musical Électro-Pop atmosphérique aux accents Gothiques et aux élans expérimentaux.

Zola Jesus - Seekir via souterraintransmissions

Sur l’album Conatus, on sent que l’artiste nous présente son matériel le plus mature et aboutis à venir jusqu’à présent et on comprend facilement la reconnaissance critique et la réputation grandissante que Zola Jesus récolte depuis quelques années. L’esthétisme de la pochette et l'image utilisée par l'artiste reflètent l'ambiance dramatique et poignante du disque. 11 pièces avec lesquelles on ne s’ennuie pas une seconde, même qu’on trouve l’enregistrement, qui passe à peine au-dessus de la barre des 40 minutes, juste un peu trop court, malgré que ce soit plus qu’acceptable en termes de durée, on en redemande. On pense à Soap&Skin, Iamamiwhoami, Glasser et à Baths For Lashes, mais même si les comparatifs sont nombreux, n’en reste pas moins que Zola Jesus possède une approche créative qui lui est propre et se distingue suffisamment de ses contemporains pour éviter le piège de suivre une tendance.


Personnellement, rien m’a frappé autant depuis que j’ai fait la découverte de Fiona Apple à ses débuts, c’est probablement son âge, combiné à sa voix chaude et grave qui me m’emmènent à tracer ce parallèle. Avec son plus récent disque, on sent le potentiel d’une grande percée dans l’industrie musicale et une promesse d’un succès populaire qui ne sont qu’une question de temps avant que Zola Jesus soit écrit en grosses lettres sur les affiches des plus grandes salles de spectacles et un nom commun sur toutes les lèvres. Profitez-en pour aller la voir en spectacle dans des salles plus intimes pendant qu’il en est encore temps, c'est certain que vous n’en ressortirez pas déçus!

Clip de Zola Jesus pour la pièce Vessel de l'album Conatus réalisé par Jacqueline Castel

samedi 8 octobre 2011

Spectacle du Mois - Octobre 2011


La mythique formation britannique Portishead était de passage à Montréal, vendredi le 7 octobre dernier, après 11 ans sans avoir mis le pied en sol québécois. L’attente était excessivement longue pour revoir Beth Gibbons, Geoff Burrow et la bande venir nous éblouir au plus haut point, affirmer qu’elle en valait la peine est plus que peu dire et ce, malgré des attentes démesurées! Je pourrais vous dire que le spectacle de Portishead fût stimulant, enlevant, palpitant, poignant au plus haut point, mais ça ne suffirait vraiment pas à décrire l’expérience que les milliers de spectateurs présents ont vécue ce soir là.



Une représentation rodée au quart de tour nous attendait au Quai Jacques Cartier avec ces musiciens chevronnés, les mêmes depuis le célèbre spectacle immortalisé au Roseland Theater à New-York, entourent encore le noyau principal de la formation. Le trio semble plus à l’aise que jamais sur scène, enchaînant pièce après pièce, mêlant leurs plus connues aux plus obscures, avec les nouvelles comme celles qui ont fait connaître leur univers musical, devenu leur marque de commerce depuis le milieu des années ’90 et qui ne cesse d’évoluer, comme Third, leur plus récent album, peut en témoigner. Visiblement en grande forme, Beth Gibbons, l’organe vocal et l’âme du groupe, a donné une performance à couper le souffle, une du genre à enflammer la colossale foule rassemblée pour l’évènement, avec sa voix tellement prenante, poignante et souvent imitée, mais jamais égalée. Une ambiance fantomatique, mystérieuse et presque magique dominait pendant que les spectateurs baignaient dans la lumière d’une quasi pleine-lune en profitant d’un climat exceptionnellement clément pour le mois d’octobre lors de cette mémorable prestation viscérale.


Par contre, le prix d’entrée était un peu onéreux, surtout pour une prestation à l’extérieur, au moins, la sonorisation était très bonne pour un spectacle en plein air et l’écran géant derrière eux nous en mettait plein la vue avec la captations des membres du groupe en gros plan ou avec des angles particulièrement inspirés et les filtres utilisés dans les images projetées. On a même eu droit à une scène en animation pour venir agrémenter la magnifique et très touchante pièce The Rip, déjà que nous savions que c’était un spectacle à manquer sous aucun prétexte, après une telle performance, les mots ne suffisent plus à décrire l'expérience! Malgré que je n’aie pourtant pas tant l’habitude ni même de grandes croyances à ce niveau, je peux décrire les sensations que j’ai vécues pendant le spectacle comme l’ouverture de mes chakras du cœur et du ventre. Intenses et viscérales, tout en étant agréable, voire euphorisant comme expérience. Tout ce que je peux ajouter, c’est que Portishead a vraiment le don de produire des moments inoubliables!

Captation de l'interprétation de Glory Box par Portishead via yalber411

dimanche 2 octobre 2011

Chef-D'Oeuvre du Mois de Septembre 2011


 Death in Vegas revient en force avec l’album Trans-Love Energies, le premier depuis 2004 et une véritable fresque musicale!


Richard Fearless est le principal instigateur de la formation musicale, avec Tim Holmes qui s’est joint à lui en 1997. Après le précipité disque disque Satan’s Curse, à peine un an après la sortie de Scorpio’s Rising en 2005, le duo n’avait rien produit d’aussi excellent que The Contino Session, paru en 1999. Sur leur dernier opus, je crois que nos producteurs ont atteint un nouveau palier en termes de créativité et de singularité sonore. Une intensité peu commune se dégage des pièces de l’album Trans-Love Energies, à l’image du titre, on ressent souvent des points culminants dans leurs structures. Comme le crescendo entendu sur Savage Love, la dernière pièce du premier disque, qui me fait penser à ceux du groupe islandais Sìgur Ròs ou des mouvements empruntés à Godspeed You! Black Empreror, sur d’autres passages. Le disque 2 est pour sa part un peu plus synthétique que le précédent, surtout avec les remixes des pièces Your Loft My Acid et de Medication, cette dernière rendue pratiquement méconnaissable, disons que ce n’est pas rassurant comme ouverture! Disons seulement que le second disque ne perd pas de mordant face à la première partie du disque et qu’on retrouve 2 versions instrumentales des pièces de premier entre les 5 additionnelles, qui sont, somme toute, nécessaires au reste de l’enregistrement.

L’attente d’autant d’années en ont valu la peine, tant au niveau de l’originalité du contenu qu’au volume de nouveau matériel que Death in Vegas nous préparait. Au menu sur Trans-Love Energies, des moments où on croirait pratiquement faire l’écoute de la trame sonore de 2001 l’Odyssée de L’Espace, le fameux film de Stanley Kubrick, surtout sur les pièces I.W.Y.L.A. et Fur 74, éthérées à la limite du possible. Avec des ambiances empruntées au Techno-minimaliste, le Rock-psychédélique, le Dub et même la musique Industrielle, les influences fusent de tous les côtés. Un fil conducteur, un arrangement pour ensemble à cordes revient à travers les deux disques de l’album, puisqu’entre la programmation, les synthétiseurs et les traitements sonores se cachent des instrumentations acoustiques. Majoritairement instrumentales, les compositions sont très riches en instrumentation, avec des arrangements saisissants et des structures originales sont de la partie sur le dernier album du collectif. Bref, Death in Vegas a réalisé une œuvre plus orchestrée et grandiose que jamais sur Trans-Love Energies.

Premier extrait de l'album Trans-Love Energies de Death in Vegas