samedi 28 juin 2014

Parutions & Prestations du 29 juin au 5 juillet 2014


Fidèle au rendez-vous, voici la chronique des spectacles et nouveaux albums à surveiller pour la semaine qui suit, préparé expressément pour vous. Elle se veut le complément à mon émission entendue de manière hebdomadaire, les samedis dès 21h30, sur les ondes de CISM89,3 FM. Curieux de nature et mélomanes aguerrit de tout acabit, cette lecture est pour vous, en l’espérant suffisante pour venir combler vos appétits insatiables. Au plaisir de découvrir et de vous surprendre en chemin!























PRESTATIONS À NE PAS MANQUER



Dimanche 29 juin : Quantic @ Club Soda – 23h
Lundi 30 juin : Thus:Owls @ Club Soda - 23h
Lundi 30 juin, 1er & 2 juillet: Dear Criminals @ Savoy du Métropolis – 19h
Mardi 1er juillet : Valerie June @ L’Astral – 21h
Mardi 1er juillet : Beat Market @ Savoy du Métropolis – minuit
Mercredi 2 juillet : Of Montreal @ Club Soda – 23h
Jeudi 3 juillet : Morph-Tet @ Savoy du Métropolis – minuit
Vendredi 4 juillet : Boundary @ MAC – 20h
Samedi 5 juillet : Esmerine @ MAC – 20h
Samedi 5 juillet : Badbadnotgood @ Club Soda – 23h


Comme le Festival International de Jazz de Montréal bat son plein cette semaine, il ne manque vraiment pas de quoi se mettre sous le dent en termes d'événements culturels. En souhaitant que votre temps s’en est retrouvé bien investi et que vous puissiez vivre des moments passionnants grâce à cet exercice. Comme toujours, c’est un rendez-vous sur ma page facebook et twitter afin d’avoir accès à mes Sons du Jour publiés de manière quotidienne. En vous souhaitant d’excellentes vacances si vous en avez en vue ou du moins, d’être en mesure de profiter un tant soit peu du meilleur de la belle saison!

vendredi 27 juin 2014

Woodkid n'est quand-même pas Diana Krall


À l’occasion de l’ouverture de la 35e édition du Festival International de Jazz de Montréal, par une chaude soirée des derniers moments du mois de juin, rien de mieux qu’un événement extérieur à grand déploiement.

De retour pour une deuxième année consécutive, Woodkid revient devant un public déjà conquis, mais cette fois, ce n’est pas le Métropolis qu’il remplit à pleine capacité, mais la Place des Festivals qu’il vient faire vibrer. Choix audacieux, s’il en est un, de la part des programmateurs de cet événement réputé. Les attentes les plus folles sont permises pour son volet visuel que l’on espère plus immersif et grandiose que jamais, vu l’heure du début de la représentation, tout juste après l’arrivée de la noirceur. Un bain de foule est évidemment à prévoir pour le spectacle de ce créateur de structures sonores et de vidéos magistrales. La fébrilité est dans l’air pour ce que l’on souhaite être une soirée mémorable avec une météo idéale!



Après les présentations protocolaires, l’immense auditoire hétéroclite est fin prêt à en recevoir plein le gueule de la part de l’artiste français. Le public lui réserve un très chaleureux accueil lors de son apparition sur scène, du haut des escaliers spécialement emménagé, on sent le bonhomme émotif dès les premières notes qu’il pousse. Visiblement ému de nous voir réunis en si grand nombre, son intervention introductive est empreinte de sincérité et de gratitude, de sorte que l‘amour envers les spectateurs montréalais l’habite et on lui rend bien. Sur scène, on aperçoit une section de cordes et une autre de cuivres qui se joignent aux trois postes de percussions ainsi qu’à son pianiste, de sorte qu’il est bien entouré pour livrer une performance étoffée.

Au fur et à mesure que le spectacle fait son chemin, il se fait une sorte d’épuration naturelle des festivaliers qui n’ont tout simplement aucune idée de ce qui les attends. Comme ces amateurs de Diana Krall, qui n’ont su que faire de cette immersion de sentiments d’une rare intensité, en admettant que les émotions véhiculées ne sont pas toutes faciles à prendre, avec des structures aussi viscérales. Dommage, puisqu’ils ont manqué une expérience peu commune avec une progression lente d’un univers introspectif, parfois même mélancolique, à un autre beaucoup plus festif et énergique. Justement, des êtres sensibles et qui sont un tant soit peu réceptifs à ce genre de pauses réflectives, comme une sorte de thérapie de groupe si l’on veut, devraient être en mesure de comprendre malgré que ce type de musique ne soit pas toujours à la portée de tout le monde…




Ceux qui restent (la grande majorité) sont carrément ensorcelés par ses compositions aux arrangements qui ont une certaine affinité avec le jazz. De plus, on peut déceler qu’il prend bien souvent des airs de crooner nouveau genre avec son débit et l’intonation de son chant. Une lucidité poignante est palpable à travers les textes de ce charismatique personnage et ce, tout au long de sa prestation. Un des meilleurs exemples en la matière, la pièce titre de son album The Golden Age, qui évoque la fin de l’âge d’or de nos civilisations occidentales, d’une époque révolue, dans laquelle la génération montante (son public cible) se trouve d’ores et déjà aux premières loges.

Un seul bémol, l’éclairage manque un peu trop fréquemment ses punchs et on aurait pu prendre l’UQAM en mapping, ce qui aurait pu aller de pair avec son univers visuel créatif, au lieu d’une rotation de projections générique d’images du festival en arrière-plan. Peu importe, puisque l’on se retrouve bien souvent les yeux fermés, foudroyés d’intensité! Même les spectateurs les plus récalcitrants n’ont plus d’autre option que de se laisser envoûter par le sympathique cousin parisien. Avec raison, puisque ses productions sont livrées d’une manière si exaltantes qu’elles ne peuvent faire autrement que de raisonner profondément chez l’auditeur. Chapeau à l’artiste, ses musiciens et la direction du festival, tout simplement magistral!

dimanche 22 juin 2014

Pierre Lapointe chez Grévin sans plus d'artifices


Les FrancoFolies de Montréal tirent à leur fin par une fraîche fin de soirée de veille du solstice estival, pour l'occasion, le Musée Grévin accueille un artiste pratiquement aussi particulier que l'endroit peut l'être pour une représentation tout aussi unique.

Nous sommes autour de 300 privilégiés qui assistent à ce spectacle qui s'annonce on ne peut plus étrange. Entourés de ces célébrités faits de cire, difficile de discerner le faux du vrai au beau milieu de l'auditoire. La facture intimiste de la prestation a nécessité l'arrêt de la climatisation pour une meilleure sonorisation, de sorte que plus les gens arrivent dans la salle, plus le mercure augmente. Nous pouvons nous attendre à une facture épurée et intimiste en contemplant la petite scène du musée où sont installés Céline Dion et René Angelil en guise d'arrière plan.

Les musiciens arrivent sur scène armés de leur guitares, sourires aux lèvres et notre protagoniste surgit tel un gamin fier de son coup, sans que l'on sache tout à fait encore à quoi s'en tenir. D'entrée de jeu, ils nous proposent une reprise de Françoise Hardy avec la pièce "La maison où j'ai grandi" où quatre guitares et harmonies vocales sont au rendez-vous. À ce stade-ci, il est clair que ce concert se fera bien spécial et acoustique, aux antipodes de l'événement de la veille à La Place des Festivals et son atmosphère survoltée.



Lapointe sue à grosse gouttes et doit faire usage d'une serviette en faisant allusion à un autre du même nom, prénommé Éric, disant que ce n'est pas dans ses habitudes et qu'il a pourtant bien plus de classe que d'en arriver là! L'humour est au rendez-vous tout au long de ses longs préambules qui mettent la table entre chacune de ses chansons qui nous fait voir l'artiste sous une autre lumière, interagissant avec un public presque plus près de lui que jamais. La proximité aidant, nous avons droit à un Pierre Lapointe tout en candeur, serein, surfant sur la vague d'adrénaline de sa prestation gratuite offerte la veille sur la scène extérieure devant une foule monstre rassemblée pour l'occasion. Même un de ses singes pneumatiques lancés au public a fait un retour remarqué dans les bras de Jimi Hendrix, installé en biais des musiciens sur la minuscule scène chez Grévin.


Mais revenons à nos moutons, après un enchaînement de balades mortellement tristes, il est temps pour une autre reprise qui va de pair avec l'aspect quétaine de l'endroit, pas n'importe laquelle, puisqu'on a choisi de nous interpréter "La complainte du phoque en Alaska" de Beau Dommage, rien de moins... Ça en prenais pas plus pour que les spectateurs se mettent à chanter pratiquement à l'unisson, avec l'ajout de l'orgue électrique et de quelques subtiles percussions au niveau de l'instrumentation. Nous avons même eu la chance d'entendre une pièce encore inédite de l'artiste, une variation sur le thème d'un amour déchu et l'espoir d'un renouveau, comme il le fait si bien!


Contrairement au slogan de l'endroit, l'auditoire ne fait pas semblant d'avoir chaud, à un point tel que l'on peut se demander si les statues vont bientôt commencer à fondre petit à petit. Ironiquement, le kitsch inégalé de l'endroit ajoute énormément à l'expérience globale en faisant ressortir les textes d'autant plus touchants et sans artifice de ce crooner contemporain. Et tant qu'à être dans le douteux, pourquoi ne pas faire allusion à la relation de Céline et René à l'âge tendre qu'elle avait lors de l'interprétation de la chanson "Comment t'aimer", qu'il a dû recommencer à trois reprises, mais on l'excuse, puisqu'il est si bon-enfant, multipliant les clin-d’œils au couple de cire qui se tient derrière lui. Ils ne furent pas les seuls à être victimes de l'humour noir de Lapointe, puisque Michael Jackson, avec le bras pointant la scène, s'est fait un peu dérangeant tout au long du spectacle. Il n'en faut pas plus pour qu'il dise à l'auditoire : "Non, mais arrachez-lui le bras quelqu'un, de toute façon il ne sent rien, il est déjà mort", un des nombreux moments où la foule s'esclaffe!

Malgré l'environnement dans lequel nous baignons, nous avons droit à un côté paradoxalement plus humain et moins artificiel de l'artiste qui nous livre l'une de ses représentations les plus touchantes à ce jour. Entre les arrangements uniques pour l'occasion, l'humour omniprésent, l'intimité et la chaleur, on ressort de ce lieu surréaliste et singulier tout simplement enchantés!

Prestations & Parutions du 22 au 28 juin 2014


Nous revoici avec une nouvelle chronique des événements et sortie d’albums dignes d’intérêt pour cette semaine. Mes sélections vous feront sans doute un peu sourciller et c’est tant mieux, au moins tout ceci a le mérite de ne pas vous laisser indifférent, du moins j’ose le croire. En guise de complément de mon émission, diffusée les samedis dès 21h30, sur les ondes de CISM 89,3 FM, l’article vise à vous faire découvrir de la musique inspirée de tout azimut. En vous souhaitant de bonnes écoutes!
















TOURIST – PATTERNS EP (Method Records)








PRESTATIONS À NE PAS MANQUER



Lundi 23 juin : L’autre Saint-Jean avec Alex Nevsky, Random Recipe, Lisa LeBlanc, Bloodshot Bill & Gros Mené @ Parc Du Pélican  - 18h
Mardi 25 juin : Beck @ Salle Wilfred Pelletier de la Place des Arts – 20h
Jeudi 26 juin : Woodkid @ Scène TD du Festival de Jazz – 21h30 gratuit
Vendredi 27 juin : Hercules & The Love Affair @ Club Soda – 23h
Samedi 28 juin : High Tone avec Face-T @ Métropolis – 20h30

J’espère que ce panorama musical vous ait plu et que vous puissiez y trouver votre compte au niveau de mes choix musicaux. Comme la saison des festivals enchaîne les événements à un rythme effréné, le but avoué de cet exercice est de vous faire suivre la cadence en vous offrant la crème de la crème sur le plan culturel. Comme toujours, c’est un rendez-vous sur ma page facebook et twitter pour mes découvertes musicales sous l’égide des Sons du Jour publiés de manière quotidienne. D’ici là, portez-vous bien et n’oubliez surtout, n’oubliez pas de profiter de ce que l’été a de plus beau à nous proposer!

samedi 14 juin 2014

Parutions & Prestations du 15 au 21 juin 2014


Comme mon mandat est de vous faire découvrir de la musique inspirée et intelligente, voici mes sélections de nouvelles parutions et de spectacles enivrants de la semaine. Cet exercice vise à se faire le complément de la chronique entendue à mon émission, diffusée les samedis dès 21h30, à l’antenne de CISM 89,3 FM La Marge de Montréal. En vous souhaitant des découvertes renversantes, ou du moins, intéressantes!



HIROMI – ALIVE (Telarc)





CLEAN BANDIT – NEW EYES (Atlantic)




FROG EYES – CAREY’S COLD SPRING (Paper Bag)





MARTYN – THE AIR BETWEEN WORDS (Ninja Tune)





EL PORTAL – SLOW GRIND (Cam Jazz)






VENETIAN SNARES – MY LOVE IS A BULLDOZER (Planet Mu)





THE ANTLERS – FAMILIARS (Epitaph / Ada)





KELLI FRANCES CORRADO – SHERPHERDNESS (Flat Field Records)





DJ VADIM – DUBCATCHER (BBE)




THE ACID – LIMINAL (PIAS)





GLITTERBUG – DUST (NOTOWN)



NIGHTMARES ON WAX - N.O.W IS THE TIME (Warp)




HELIO PARALLAX (M.O.D. Technologies)





PRESTATIONS À NE PAS MANQUER


Dimanche 15 juin : Hotel Morphée avec Caravane @ Scène Ford – 20h gratuit
Lundi 16 juin : Navet Confit, Karim Ouellet & Marième @ Scène Bell – 19h
Mardi 17 juin : Cargo Culte avec Webster @ Scène La Presse + 21h
Mercredi 18 juin : Antoine Corriveau avec Maude @ Scène Sirius XM – 19h
Jeudi 19 juin : Alexandre Désilets avec Anonymus @ Scène Ford - 20h
Vendredi 20 juin : David Giguère avec Clément Jacques @ Scène Ford – 20h
Vendredi 20 juin : Noisia @ SAT – 22h
Samedi 21 juin : Symphonie Rapaillée @ Scène Bell – 21h



Comme vous pouvez le constater, la majorité de ma sélection de prestations cette semaine sont des spectacles gratuits aux Francofolies et ce n’est pas l’unique raison pour laquelle ceux-ci ont été retenus, mais bien parce que la programmation extérieure de cette année est particulièrement de qualité. Reste qu’à espérer que Dame-Nature sera plus collaborative que la semaine dernière… En entendant, c’est toujours un rendez-vous sur ma page facebook et twitter pour mes découvertes musicales que je vous sers par l’entremise de mes Sons du Jour, publiés de manière quotidienne en semaine, en vous en souhaitant de bons divertissements et beaucoup d’agrément, profitez bien de l’été, c’est si vite passé!

vendredi 13 juin 2014

Qu'il est triste d'être gelé sans danser le twist


Mercredi 11 juin 2014, il fait un de ces temps maussade sur la ville alors que les préparatifs pour les Francofolies sont pratiquement terminés. Cette soirée grise ne gêne visiblement pas les amateurs de musique recherchée pour sortir et aller voir de la visite rare, puisque The Notwist est de retour dans la métropole, à la Société des Arts Technologiques, plus précisément.



PERSPECTIVE


Premier coup d’œil à la foule qui se masse sur le plancher de la première salle de la SAT et le constat est qu’elle est majoritairement masculine. L’auditoire est constitué d’un éventail hétéroclite d’âges et de styles différents, mais la pilosité faciale prédomine. Un ratio élevé d’anglophone est notable, sans être surprenant, puisque l’événement se déroule dans le cadre du festival Suoni Per Il Popolo et que les gens branchés sur la bonne musique parlent la langue de Shakespeare en grande partie. Toutes les attentes sont permises, de sorte que le risque de déception est élevé. Avec le potentiel technologique des lieux, un soutien visuel étoffé est à prévoir. Au profit de projections vidéo, un éclairage dynamique, sobre mais efficace est au menu. Au niveau de la sonorisation, difficile de se trouver une position adéquate afin d’éviter la réverbération des colonnes en ciment qui, sans obstruer la vue, gênent un peu le plaisir auditif.



RÉTROSPECTIVE


Le trio allemand a bien des dérivés depuis ses premiers balbutiements au tout début des années '90. Que l'on parle de la moitié de 13 & God avec Doseone et Jel qui, eux-mêmes, forment Themselves et plus récemment, Alien Ensemble, projet de Micha Archer, le chanteur de la formation. On ne parle même pas de Console et d'Acid Pauli, projets de Martin Gretschmann, l'homme derrière les machines, ni de Lali Puna ou Tied & Tickled Trio, formation dans laquelle se retrouve Markus Archer... C'est à se demander comment ces gars-là arrivent à trouver le temps pour dormir tellement qu'ils sont productifs !


La prestation tarde à commencer, comparativement à l’heure indiquée de l’événement initialement. Elle qui a lieu en plein nombril de semaine et qui comporte deux numéros avant que la tête d’affiche prenne du service, il est maintenant évident que ceux qui désirent la voire dans son intégralité devra se passer du métro. Comme la majorité des spectacles de ce type musical, c'est-à-dire cérébrale et en marge de la marge, on souhaite que la salle se remplisse au maximum avant de faire monter How Sad sur les planches. Après une prestation concise et sans grande surprise de la formation montréalaise, il est temps que Jel vienne réchauffer adéquatement la foule.


UN COMBO QUI COLLE BIEN


Le producteur d'Oakland et un des membres fondateurs de l’étiquette Anticon embarque sur scène avec sa nonchalance qu’on lui connaît. Jeffrey James Logan, l'homme derrière le pseudonyme, nous balance pièces après pièces, issues principalement Late Pass, son plus récent album. Ses interventions faites sous l’égide de l’humour sont sans prétention et retiennent d’autant plus l’attention. Un des spectateurs demande des nouvelles de Dax Pierson – claviériste et arrangeur dans le collectif 13 & God qui s’est retrouvé paraplégique suite à un accident pendant leur tournée en 2005 – et le bilan est positif : Le musicien recommence à se produire grâce à un arsenal de gadgets.


Visiblement, certains dans l’auditoire en n'ont pas seulement pour The Notwist et connaissent bien le parcours des musiciens. La même question fût posée lors de la dernière tournée de Jel l’an dernier, un habitué du Il Motore et d’autres petites salles de la métropole, le centre-ville et sa faune change légèrement la dynamique, tel que mentionné lors d’une de ses interventions les plus loquaces. L’homme derrière la boite à rythmes livre une solide performance et l’auditoire se dégourdie allègrement. Toujours aussi humble et accessible, on retrouve Jel derrière la table de marchandise suite à son numéro, difficile de ne pas encourager des artistes aussi inspirés !



PLACE AU PLAT PRINCIPAL


Après une pause plutôt longue et ses derniers ajustements techniques, le groupe arrive enfin pour répliquer à la prestation qui le précède tout en rehaussant le ton de quelques degrés avec cinq musiciens pour livrer une performance à la hauteur de leurs enregistrements. D’entrée de jeu, la scène est remplie à craquer d’instruments, de bidules et de claviers de toutes sortes, même des manettes pour la Wii de Nintendo, il est alors certain que nous aurons droit à de sonorités riches et variées.


D'une part, j'adore l'aspect électronique que The Notwist fait de mieux à mon humble avis, mais il fallait bien prévoir une représentation un peu plus musclée et axée sur les guitares. On oscille entre des pièces plus synthétiques et d'autres moments plus électriques issues de leur répertoire étoffé. J'apprécie énormément le ton timide de la voix frêle de Markus Archer, par contre, l'intelligibilité de ses propos se noient parfois dans cette masse instrumentale. J'imagine qu'il est extrêmement compliqué de rendre justice à son chant pour tout ingénieur de son avec un timbre aussi particulier.



Les musiciens chevronnés s'échangent de postes pendant cette prestation fluide, Console est souvent en avant-plan, parfois un peu en retrait derrière ses claviers, selon les besoins des pièces interprétées. Le tout se déroule pratiquement sans pause ni intervention entre les pièces qui s’enchaînent et se succèdent tel un feu roulant sonore. Avec un quart de siècle d'expérience sous la ceinture, il est apparent que la formation est bien rodée, mais un peu incompréhensible qu'elle attende encore un succès à plus grande échelle. Bien sûr, leur musique n'est pas des plus standard, mais elle est loin d'être hermétique avec ses refrains accrocheurs et ses airs qui restent collés en tête.



La salle n'est pas pleine à craquer, malgré que ce soit tout sauf un échec au niveau de la participation des mélomanes, mais l'important dans tout ça, c'est la qualité de gens qui se sont déplacés... Visiblement, difficile d'atteindre un succès commercial autant au niveau de la création musicale qu'en promotion événementielle. Néanmoins, nous avons une soirée qui se déroule pratiquement sans faille, autant au niveau de la prestation que de l'expérience globale que la SAT peut offrir, quoi que j'aurais préféré un peu plus de bonbon visuel et une meilleure sonorisation, même si c'est très loin de la catastrophe, bien au contraire !



Les rappels se succèdent de sorte que nous avons droit à une généreuse prestation de la part de nos protagonistes qui s'aventurent d'avantage en territoire électro pour le premier, en nous laissant tout en douceur avec le deuxième et ultime retour sur scène. Une finale touchante, une performance digne des plus grands et une expérience toute en finesse et subtilités, remplie de rebondissements sur le plan musical et émotionnel. Finalement, The Notwist nous fait grâce d'une soirée comme on les aimes !


dimanche 8 juin 2014

Parutions & Prestations du 8 au 14 juin 2014





Voici la chronique tant attendue sur les prestations à ne pas manquer la semaine prochaine et les parutions musicales qui méritent d’être soulignées. C’est le complément parfait à mon émission, diffusée sur les ondes de CISM, tous les samedis dès 21h30. En souhaitant que vous vous reconnaissiez dans mes goûts musicaux, pour dire le moindre, éclectiques. Bonne lecture et écoute, mais surtout, je vous souhaite des découvertes ainsi qu’une expérience qui prennent aux tripes!

PHORK – High End (NNA Tapes)




ROYKSOPP & ROBYN – DO IT AGAIN (Arts & Crafts)




ETHERWOOD - HOSPITAL MIXTAPE (Hospital Records)





FONTARABIE (Grosse Boite)






DAVE HARRINGTON - BEFORE THIS THERE WAS ONE HEART BUT A THOUSAND THOUGHT EP (Wordandsound)



JOAKIM - TROPICS OF LOVE (Wordandsound)



TINY VICTORIES – HAUNTS (I Surrender)





DIRTY LOOPS – LOOPIFIED (Verve)




KABALE UND LIEBE – REALITIVITY (Soweso)




GLASS ANIMALS – ZABA (Harvest)




CRAFT SPELLS – NAUSEA (Captured Tracks Records)



ORGAN EXPLOSION (Enja)



ALEXANDER TURNQUIST – FLYING FANTASY (Western Vinyl)



ALEX BANKS – ILLUMINATE (Monkeytown Records)






PRESTATIONS À NE PAS MANQUER


Dimanche 8 juin : Laura Cahen avec Safia Nolin @ Divan Orange – 21h30
Mardi 10 juin : Lancement de l’application CISM @ Terrasse de la S.A.T. – 17h
Mercredi 11 juin : Suoni Per Il Popolo - The Notwist @ S.A.T. – 20h
Jeudi 12 juin : Ouverture des FrancofoliesLouis-Jean Cormier avec Klô Pelgag, Jimmy Hunt et Bertrand Belin @ Place des Festivals – 18h gratuit
Jeudi 12 juin : The Luyas avec Andrew Keoghan @ Studio Breakglass – 22h
Vendredi 13 juin : Monogrenade avec Peau @ Gesù – 20h30
Vendredi 13 juin : Zaki Ibrahim avec Slim Williams @ Centre Phi – 21h



Sur cette note se termine votre panorama de musique à paraître cette semaine et des événements qui ont un haut potentiel de divertissement intelligent. Comme toujours, c’est un rendez-vous sur ma page facebook et twitter pour entendre les Sons du Jour, mes découvertes musicales, que je vous partage de manière quotidienne. En vous souhaitant une semaine remplie d’expériences enrichissantes!